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Par Stanislas Poyet Envoyé spécial à la frontière libanaise
Le 18 mars 2026 à 14h03
REPORTAGE - Dans les kibboutz et les villes du nord d’Israël, à quelques kilomètres de la frontière libanaise, les habitants ont repris leur vie sous les sirènes et les tirs de roquettes. Marqués par l’évacuation de 2023, beaucoup refusent désormais de quitter leur maison.
Passer la publicitéUn haut mur de béton, coiffé de barbelés, découpe le paysage vallonné, où la roche blanche calcaire affleure dans l’herbe grise. De ce côté-ci, les pierres sont israéliennes, de l’autre elles sont libanaises. Au sommet d’une colline avoisinante, deux chars Merkava montent la garde sous une immense antenne. Au loin, les ruines d’un village bombardé blanchissent à la lumière pâle de ce mois de mars. « Avant, on pouvait voir les combattants du Hezbollah nous narguer de l’autre côté du mur, à quelques centaines de mètres de nous. Plus maintenant », sourit Gilles, un Franco-Israélien qui vit face au Liban depuis 1974.
Baram est un kibboutz du nord d’Israël adossé à la frontière libanaise. Quatre cent cinquante âmes y vivent, malgré la proximité du Hezbollah, la milice armée chiite pro-iranienne, qui jure depuis sa création, en 1982, de détruire l’État hébreu. « Depuis deux semaines, on a entre trois et dix alertes par jour », s’insurge Gilles. Le nord d’Israël a renoué avec les salves…


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