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Par Solène Vary
Le 5 juillet 2026 à 14h00
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Dans une prise de parole publique, la mère du garçon a évoqué «le lien indéfectible» qui les liait tous les deux. Elle a également appelé à davantage de fermeté sur le plan judiciaire.
À Narbonne, s’est déroulée ce dimanche une nouvelle marche blanche en hommage à Louis, le jeune homme de 17 ans, lynché à mort le 19 juin dernier sur un chantier de la ville. Ce rassemblement baptisé «La dernière marche», a été organisé à l’initiative de la famille maternelle de Louis et a attiré plusieurs personnalités politiques de droite nationaliste, au premier rang desquelles l’eurodéputée Marion Maréchal et le dirigeant de Reconquête ! Éric Zemmour. Selon les chiffres évoqués par la police, 4500 personnes se trouvaient dans le cortège.
Une chanson écrite par Louis à l’adresse de sa mère Amandine C. a été diffusée alors que la famille se tenait derrière une banderole, près du site où Louis a été passé à tabac. «Merci Maman de m’avoir donné l’envie, merci maman de m’avoir souri sous l’orage, disent les paroles. Maman écoute, j’ai trop de choses sur le cœur, combien de fois tu as essuyé mes pleurs ?» Dans le silence, la foule a écouté ce titre résonner, face à la mère de Louis, très émue. À ses côtés, se tenait la tante du garçon, Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire d’un député RN du Var, qui s’est beaucoup exprimée sur les plateaux de télévision.
«Quel beau bébé tu étais»
Vers 11h30, Amandine C. a pris la parole pour la première fois en public. «Je n’ai pas envie de te dire au revoir, j’en suis incapable», a-t-elle lancé en introduction. Elle a ensuite évoqué les premiers mois de son fils («Quel beau bébé tu étais»), puis son enfance : «Je n’étais pas préparée à l’enfant atypique que tu as été. Même si notre parcours a été difficile et compliqué, notre lien est indéfectible et notre amour en est de même.» Elle a mentionné, la voix vibrante, ses «histoires à dormir debout», ses «questions intelligentes» et ses «câlins interminables».
Alors que le placement à l’ASE de Louis interroge, tout comme la nature de ses relations familiales, sa mère a affirmé qu’elle était «au clair avec leur histoire». «Chaque décision concernant ton parcours, ton avenir, nous en avons toujours discuté à cœur ouvert et sans mensonge, même si en grandissant tu devenais de plus en plus secret pour me protéger ou pour ne pas me décevoir», a-t-elle poursuivi. «Je vais continuer à me battre comme je l’ai fait depuis le jour de ta naissance.»
Le discours a alors pris un tour plus politique lorsque la mère a dit «ne plus vouloir entendre parler d’excuse de minorité». «Ce n’est pas entendable que tes assassins ne fassent que 8 ou 10 ans de prison. Je me battrai pour qu’ils prennent tous trente ans de peine ferme, incompressible, définitive. Nous allons redonner tout le sens au mot perpétuité.» Son discours a été salué par la foule, qui s’est mise à scander «Justice pour Louis».
Marion Maréchal et Éric Zemmour, présents lors de cette marche, se sont chacun exprimés aux micros des télévisions. L’eurodéputée Identité-Libertés a dénoncé un «scandale d’État» : «L’État n’a pas protégé Louis. Pire, il l’a mis au contact de délinquants, d’agresseurs. La faillite de l’ASE est un drame que nous dénonçons depuis des années.» De son côté, Éric Zemmour a déploré «le basculement de la justice française, qui, pour des raisons idéologiques, a décidé de ne plus protéger les victimes françaises». Il a appelé à «révolutionner le corpus judiciaire», alors que l’on entendait derrière lui le slogan «Darmanin, t’es foutu». La veille, une autre marche organisée à Carcassonne à l’initiative du père de Louis, avait réuni 500 personnes, selon L’Indépendant .


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