Au début des années 1980, le jeune Sam Raimi, 20 ans, posait avec Evil Dead un jalon du cinéma d’horreur, soudain devenu postmoderne: purement référentiel, avec une «esthétique gore» poussée à son maximum, invitant à en rire plutôt qu’à y croire. Adieu poésie et frissons, bonjour dégoût et franche rigolade – on n’arrête pas le progrès. Après une trilogie initiale avec l’acteur Bruce Campbell qui avait encore sa cohérence, est arrivé le temps des franchises, un Raimi post-Spider-Man cédant les rênes de reboots à l’Uruguayen Fede Alvarez (2013) puis à l’Irlandais Lee Cronin (2023).
On en est là, de sorte qu’au milieu des films d’horreur qu’Hollywood produit désormais à la chaîne, voici donc un Evil Dead Burn. Seule curiosité: c’est réalisé par le Français Sébastien Vaniček, remarqué pour l’efficace film d’horreur en banlieue Vermines, et avec la Genevoise Souheila Yacoub (Climax, Les Femmes au balcon) en vedette.


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