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La France qui n'a pas honte

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Il est une France qui échappe à la souffrance, et tant mieux pour elle. On parle de souffrance économique (le fric), sociale (le déclassement), et même physique (les maladies induites par le macronisme), toutes étant liées.

La France du « 15 du mois »

On ne rêve pas de mettre tous ceux d’en haut à bas ou dans la sauce, pour se venger de notre funeste sort, mais l’attitude de beaucoup de Français d’en haut heurte ceux d’en bas, car ils exhibent sans complexe leur bonheur, leur richesse, sans en mesurer les effets secondaires.

En période d’amaigrissement national, mieux vaut se tenir à carreaux, quand on est gras et qu’en plus, on continue à grossir. Même en matière de bonheur, nous sommes pour l’excellence, c’est-à-dire que le bonheur d’en haut ruisselle en bas. Mais ce n’est pas le cas. C’est même plus proche du pisser que du ruisseler sur le bas. On prend trois exemples, trois couples heureux, modèles de bonheur dans une France qui se disloque.

Premier couple, en pointe de toutes les tendances, les Glucksmann-Salamé. Eux, ils cristallisent, comme on dit. Le pire, c’est que depuis le score douteux (déjà celui de 2024 aux législatives était stupéfiant) de la primaire socialiste, la Salamé, qui devait sortir du jeu, y est aussitôt re-rentrée avec un scandale déontologique. Figurez-vous que madame Glux, qui se met en réserve de la république propagandiste pendant sept mois (le temps que Glux empêche Mélenchon de passer au 2e tour pour laisser la place au nouveau Hollande), continuera à toucher son indécent salaire même en n’étant pas à l’antenne ! Malins, mais cons comme des dindons, les dirigeants de France télévisions, coincés, ont trouvé quelques boulots fictifs comme prétextes : rédactrice en chef, et auteur de deux documentaires. C’est évidemment le chevalier blanc, Alloncle, qui a allumé la mèche.

Mise en retrait du 20H, mais toujours aussi grassement payée. Comment appelle-t-on déjà un emploi rémunéré sans mission effectuée ? Les Français ne veulent plus se saigner pour ça !

— Charles Alloncle (@CHAlloncle) October 13, 2026

Pour ce qui concerne Glux, on en a assez parlé ici. Son job est de piquer le maximum de voix à Méluch au premier tour pour laisser passer le candidat du bloc central, c’est-à-dire Hollande, qui se profile derrière le duo de tanches Attal-Philippe, qui sont en train de s’autocannibaliser.

Passé ce premier écoeurement, on attaque le deuxième. Il s’agit du couple Canet-Cotillard, les enfants chéris du cinéma français bobo générationnel (revoir le grotesque Les Petits mouchoirs, qui a pourtant fait salle pleine, un mauvais signe pour le pays). La bande-annonce de ce film immature au possible :

Alors on n’a rien contre ces deux génies, mais ils ont eu le malheur de présenter leur fils, dans leur propre film, que lui réalise et dans lequel, elle, joue. C’était pas le moment ! Avant Macron, c’était encore possible, la France n’avait pas mordu la poussière, le mois ne se terminait pas le 15, les Français ne faisaient pas des crédits pour payer leur loyer et maintenant leur bouffe (les conserves en cas de guerre nucléaire).
Le nouveau filsde dans la galaxie des imposés s’appelle Marcel et le film s’appelle Karma. Ça sent la Carmagnole, oui !

On est mal. Alors que la vie est si dure en bas, en plus on vient nous infliger ça. Maintenant, le troisième couple sur le podium de ce patinage sur boue, les Macron. C’est bien simple : lui a l’air complètement barré (tout le monde le tarte), et elle, on ne la voit plus.
Il semble que le Château, en ces temps de disette, préfère laisser la Marie-Antoinette octogénaire à la maison, c’est plus sûr. Brigitte, ses toilettes, ses moumoutes, ses tableaux chelous, son argent de poche, ça ne passe plus.

Coupez le son. Et regardez ce bretteur de foire se prendre pour un cador. Impayable. Mais aussi effrayant eu égard à sa fonction. https://t.co/6ue24sEJVC

— Didier Maïsto (@DidierMaisto) October 14, 2026

Une procédure assez compliquée attend le couple royal aux USA à la fin du mois. On espère que Trump ne va pas leur faire une Maduro, s’ils se déplacent, ce qui est prévu puisqu’il faut apporter les preuves de ce que vous savez. On reste prudents, car si Nunez nous flingue le site, on peut encore se faire flinguer comme Marleix ou Denécé. Pardon, suicider. Hé, les gendarmes du service action, on vous aime bien, c’est les Macron qu’on n’aime pas !

Voilà, c’était un petit tour dans la cour de l’Ancien Régime, qui semble condamné. Il n’y aura pas de fuite à Varenne, peut-être au Maroc, ça matcherait avec le palais, le fric Nestlé, le Roi, Israël tout ça...

On a l’air de critiquer le haut, mais le bas, parfois, ne vaut pas mieux. La pauvreté ou le manque de pouvoir (l’impuissance) ne sont pas des garanties de vertu.

Petit oubli sur la grande famille du cinéma

La grande peur de ces bien-pensants, après avoir bien tapé sur Bolloré, c’est de perdre leurs prébendes, leur argent magique, celui de la subvention publique (issue d’une taxe sur les entrées) et des coprod Canal+.

Ces gens-là, qui ont tribune ouverte dans Le Monde comme d’autres leur rond de serviette au resto, passent leur temps à pétitionner contre le fascisme et pour les subventions. C’est un métier. Entre deux pétitions, ils font des films, généralement mauvais, voire merdiques. C’est très rare de voir un bon film français, il y en a peut-être trois ou quatre par an. Et vous savez sur combien ? 230. Allez, on dira un centième, deux centièmes, pour être sympas.

Et cette bande d’escrocs subventionnés pleurniche parce qu’on va leur retirer, si le budget est voté, 400 films sur 5 ans, soit 80 par an, ce qui constitue pourtant une purge nécessaire. Personnellement, on en retirerait 200 par an, et les salles retrouveraient du public, car il aurait à nouveau confiance dans la production. Parce que de ce point de vue, la confiance est perdue. Et c’est pas la faute des plateformes. Pour rire un peu jaune, voici une carotte géologique de la liste des signataires :

Jacques Audiard ; Costa-Gavras ; Louise Courvoisier ; Luc et Jean-Pierre Dardenne ; Claire Denis ; Mati Diop ; Julia Ducournau ; Robert Guédiguian ; Michel Hazanavicius ; Jeanne Herry ; Agnès Jaoui ; Emmanuel Marre ; Dominik Moll ; Pierre Salvadori ; Carine Tardieu ; Justine Triet ; Alice Winocour ; Rebecca Zlotowski.

Pour nous faire chialer avec eux, ils invoquent le patriotisme, après l’avoir sali, piétiné, démoli dans leurs films ! On dirait le discours de Staline après l’invasion allemande.

La culture et le cinéma font aujourd’hui face à de multiples menaces. D’une part, l’extrême droite évoque la suppression du CNC, de l’audiovisuel public, voire du ministère de la culture. D’autre part, les plateformes, principalement américaines, imposent une standardisation inédite des contenus. Affaiblir notre cinéma, c’est appauvrir notre identité française et européenne. Renoncer à une politique culturelle ambitieuse, c’est risquer de perdre progressivement ce qui nous définit.

Ce qui vous fait vivre, surtout. Ce qui vous définit, ce serait plutôt la démagogie, le survivalisme communautaire et le mépris du peuple.

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