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Réunis à Dublin, le 2 septembre, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et les ministres des affaires étrangères de l’UE entendent engager une réflexion pour réformer la gouvernance, en partie dysfonctionnelle, de la politique extérieure européenne.

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Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, lors d’une réunion informelle des ministres de la défense de l’UE, à Wicklow, au sud de Dublin, le 1ᵉʳ septembre 2026. Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, lors d’une réunion informelle des ministres de la défense de l’UE, à Wicklow, au sud de Dublin, le 1ᵉʳ septembre 2026.

Après un an et demi aux commandes du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Kaja Kallas, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, tente une relance du service diplomatique européen, une administration en plein doute. Elle a nommé des dirigeants reconnus à sa tête : Kajsa Ollongren, ancienne ministre de la défense néerlandaise, est la nouvelle secrétaire générale, et David Cvach, ancien ambassadeur français auprès de l’OTAN, un nouveau secrétaire général adjoint chargé de la défense.

Les critiques récurrentes contre le manque de cohérence de la politique étrangère européenne et la rivalité constante entre l’ancienne première ministre estonienne et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui monopolise les grands sujets diplomatiques et sécuritaires – de l’Ukraine au Proche-Orient en passant par le développement de la défense européenne –, obligent Kaja Kallas à reprendre l’initiative.

Mercredi 2 septembre, lors de la réunion informelle des ministres des affaires étrangères à Dublin, elle entend exposer ses idées pour rendre plus efficaces le service diplomatique et, plus généralement, la politique extérieure de l’Union. Particulièrement actifs dans ce débat, Paris et Berlin souhaitent également défendre leurs idées, qui devraient donner lieu à un échange, lors du conseil européen prévu à la mi-octobre.

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