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L’accord permet aux Etats-Unis d’exploiter 17 gisements pétroliers vénézuéliens dont le potentiel est évalué à 65 milliards de barils. Le Venezuela évalue à 209 milliards de dollars la création de richesse sur vingt-cinq ans.
L’Assemblée nationale du Venezuela, où le pouvoir dispose de la majorité absolue, a entériné, mardi 1er septembre, l’accord « historique » sur le pétrole conclu avec les Etats-Unis qui vont prendre le contrôle de 17 gisements.
Le « soutien au traité énergétique binational entre la République bolivarienne du Venezuela et les Etats-Unis d’Amérique (…) est approuvé », a déclaré le président de l’Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la cheffe de l’Etat par intérim, Delcy Rodriguez, après un vote à main levée. Une poignée de députés de l’opposition se sont abstenus, disant attendre de voir le texte.
Une grande partie de l’opposition avait boycotté les législatives de 2025, estimant que le scrutin ne serait pas équitable, quelques mois après la victoire contestée de Nicolas Maduro à la présidentielle, selon elle, entachée de fraudes.
L’accord pétrolier que Donald Trump qualifié vendredi d’« historique » et dont la conclusion a été confirmée le lendemain par Mme Rodriguez, permet aux Etats-Unis d’exploiter 17 champs pétrolifères vénézuéliens dont le potentiel est évalué à 65 milliards de barils. Le Venezuela évalue à 209 milliards de dollars la richesse créée sur vingt-cinq ans. Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, devait arriver au Venezuela dans la soirée, probablement pour signer l’accord mercredi.
L’opposition exige le texte intégral
« A qui sert ce pétrole sous terre ? A ceux qui veulent que le réseau électrique continue de tomber en panne, à ceux qui veulent que nous ne puissions pas construire les hôpitaux que nous voulons et dont nous avons besoin, à ceux qui veulent que nous ne construisions pas davantage d’écoles et à ceux qui veulent que nous ne payions pas de salaires dignes », a lancé Jorge Rodriguez.
« Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c’est le 20e pays à l’exporter. Le numéro 20 ! Et certains veulent que cet état de fait perdure », a-t-il poursuivi, précisant qu’il fallait attendre la signature du contrat pour en connaître la teneur exacte.
Le député de l’opposition Luis Emilio Rondon a, quant à lui, demandé davantage de transparence. « Nous avons le besoin et l’obligation de connaître ce qui est écrit en petit (…), les clauses », a-t-il souligné. « Et, au nom de la transparence, nous exigeons qu’on nous remette le texte intégral et complet de ce qui a été convenu (…) parce que ce n’est pas n’importe quoi, c’est une longue durée, c’est un volume important. Nous annonçons que, malgré notre accord avec la convention, nous ne pouvons pas voter le texte ».
Le Monde avec AFP


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