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La déclaration de Paris, ébauche imprécise des garanties de sécurité pour l’Ukraine : “Tout ne peut pas être rendu public”

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Trente-cinq pays se sont réunis mardi à Paris pour concrétiser les fameuses garanties de sécurité promises à l'Ukraine, et permettre à Kiev d'envisager un avenir pacifique en cas de cessez-le-feu avec la Russie.

Pour la "Coalition des volontaires", créée lors du désengagement militaire des États-Unis en Ukraine au début de l'année 2025, il s'agissait de faire "converger" les objectifs et les moyens militaires déployés, mais aussi et surtout d'obtenir des engagements concrets de la part de Washington, dont la force de frappe et la capacité de dissuasion demeurent indispensables.

Une force multinationale en Ukraine

Lors de la conférence de presse qui clôturait ce sommet d'une journée, Steve Witkoff s'est voulu rassurant. "L'Ukraine sera défendue", a lancé l'Envoyé spécial de Donald Trump pour l'Ukraine, aux côtés du président français Emmanuel Macron. Sans que ses propos ne soient toutefois suivis d'engagements précis.

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La "Déclaration de Paris" signée au terme de la rencontre fait état d'un "système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes". Tous les États présents à Paris s'engagent à participer à "un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis". À charge de la coalition des volontaires de "traiter les violations, attribuer les responsabilités et déterminer les mesures correctives" en cas d'attaque russe après la signature hypothétique d'un cessez-le-feu.

Outre le maintien du soutien militaire et financier de l'armée ukrainienne, qui restera "la première ligne de défense et de dissuasion", le texte mentionne le déploiement en Ukraine d'une "force multinationale" issue de la coalition des volontaires.

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"Une planification concertée a été réalisée pour la prise de mesures militaires d'apaisement dans les airs, en mer et sur terre" indique la déclaration, qui précise que ces "mesures d'apaisement" ne seront mises en œuvre qu'à la demande de l'Ukraine "lorsqu'une cessation crédible des hostilités aura lieu". Le tout, sans intervention directe mais avec le "soutien proposé par les États-Unis". Reste, désormais, à "établir des engagements contraignants".

La Belgique "assumera sa part des efforts"

Vraisemblablement conscient du flou se dégageant de l'ensemble, Emmanuel Macron a indiqué mardi lors de son passage au journal télévisé de France 2 que "des milliers de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine après le cessez-le-feu". "Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat, a-t-il insisté, mais une force de réassurance" codirigée par la France et le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé ce déploiement, avant de préciser qu'il s'agissait de mettre "en place des centres militaires à travers l'Ukraine et [de construire] des installations protégées pour les armes et l'équipement militaire afin de soutenir les besoins de défense de l'Ukraine".

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Tous les alliés de Kiev ne sont toutefois pas aussi prompts à envoyer des troupes sur place. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a une nouvelle fois assuré que cette démarche était exclue concernant les troupes italiennes. L'Allemagne a rappelé que ses soldats ne seraient pas déployés en Ukraine mais dans ses pays limitrophes, et que cette démarche devait encore être validée par le Bundestag (le parlement). Chez nous, Bart De Wever a indiqué sur X que la Belgique assumerait "sa part des efforts internationaux" mais que sa contribution porterait "notamment sur la fourniture de capacités aériennes et maritimes, ainsi que sur des actions de formation".

Tous les regards sont désormais tournés vers les États-Unis, qui ont approuvé la déclaration sans en être signataires. "Le ‌président [Trump] soutient fermement les protocoles de sécurité. Ces protocoles sont conçus pour dissuader toute attaque, toute nouvelle attaque en Ukraine, et, s'il y a des attaques, ils sont destinés à assurer la défense" a assuré mardi Steve Witkoff.

"Toutes les informations ne peuvent pas être rendues publiques, mais des résultats concrets ont déjà été obtenus et le travail se poursuit", a ajouté Kyrylo Boudanov, nouveau chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, dont les services poursuivaient les discussions avec les diplomates américains mercredi. Fidèle à ses habitudes, Vladimir Poutine n'a pas fait de commentaire, mais le Kremlin n'a cessé de rappeler ces derniers mois qu'il jugeait "inacceptable" tout déploiement de troupes étrangères en Ukraine et rien n'indique qu'il soit prêt à signer un cessez-le-feu.

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