Ce fut une souveraine décriée… autant qu’une véritable icône de beauté. Avec ses coiffures extravagantes, son teint diaphane et ses joues roses, Marie-Antoinette a contribué à façonner des normes esthétiques toujours d’actualité. Bien avant l’apparition des clean girls dont le teint parfait reflète le mode de vie healthy, arborer une peau pâle et des pommettes éclatantes permettait déjà au XVIIIe siècle de matérialiser son appartenance à l’élite.
«Ce contraste visuel était alors l’apanage d’une noblesse oisive, qui ne s’exposait au soleil que pour des activités récréatives et des promenades au grand air», souligne Céline Couteau, maître de conférences à la Faculté de pharmacie industrielle et cosmétologie de l’Université de Nantes et coautrice de l’ouvrage Tout savoir sur les cosmétiques (Ed. 1Healthmedia). Mais derrière cette image raffinée, le maquillage fait en réalité souvent office de cache-misère: les épaisses couches de poudre blanche masquent les traces d’acné et de petite vérole, tandis que le fard à joues attire le regard loin des dents gâtées par l’abus de sucre dont la consommation se démocratise alors chez les plus aisés.


3 hour_ago
41




















.jpg)






French (CA)