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L'idée de rénover la salle paroissiale de Saint-Simon, dans la Péninsule acadienne, pour y tenir la messe du dimanche, ne semble pas avoir la faveur des paroissiens.
Les résidents de Saint-Simon ont perdu leur église, complètement détruite par un incendie criminel, le 24 août dernier.

L'évêque de Bathurst, Mgr Michel Proulx, évalue toutes les options avec les paroissiens pour remplacer l'église de Saint-Simon, qui a été détruite par un incendie criminel.
Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard
Dans une rencontre avec les paroissiens, dimanche dernier, l'évêque de Bathurst, monseigneur Michel Proulx, a avancé l'idée de rénover la salle paroissiale pour en faire un lieu de culte.
Il en coûterait, selon lui, quelques centaines de milliers de dollars.
Or, la somme des assurances est d'environ 2,5 millions de dollars, en tenant compte de la dépréciation.

Le terrain où se situait l'église de Saint-Simon a été complètement nettoyé (au coût d'environ 80 000 $, selon la coprésidente du comité de gestion).
Photo : Radio-Canada / René Landry
La coprésidente du comité de gestion, Claudette Chiasson, s'oppose à la transformation de la salle paroissiale de façon catégorique.
Non, non, non, les gens ne sont pas en faveur de ça, tranche-t-elle.
Ils veulent une église, point final.

Pour la coprésidente du conseil de gestion de la paroisse de Saint-Simon, Claudette Chiasson, il n'est pas question de transformer la salle paroissiale en un lieu de culte.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Elle sent que la plupart des paroissiens veulent garder leur salle paroissiale, qui sert aussi à la tenue d'un événement très lucratif, le bingo.
Notre salle paroissiale, c'est notre bingo et c'est ça qui rapporte tout l'argent, souligne-t-elle. Si c'est à la salle paroissiale [pour les messes], qu'est-ce qu'il va arriver avec le bingo?
Une église plus petite
Une autre paroissienne, Armandine Chiasson, fait écho aux propos de la coprésidente du comité de gestion.
D'après les opinions qu'on a entendues, le monde est plus en faveur de la reconstruction d'une église plus petite, dit-elle. Une salle paroissiale, ce n'est pas une église.
L'ancienne église pouvait accueillir environ 600 personnes.

Environ 600 personnes pouvaient s'asseoir dans l'église de Saint-Simon, qui a été incendiée.
Photo : Matthieu Girard
Il est maintenant question de construire une petite église, qui compterait entre 80 et 200 places.
La coprésidente du comité de gestion de la paroisse, Claudette Chiasson, mentionne que la décision devra être prise par le comité de gestion et l'évêque.
Elle souligne que cela pourrait nécessiter encore plusieurs mois en attendant que toutes les questions liées aux assurances soient réglées.
L'aveu de culpabilité : un soulagement
Lundi dernier, en cour provinciale à Bathurst, Gilles Mallet, 69 ans, originaire de Saint-Simon, a reconnu sa culpabilité dans l'incendie de l'église.
Il va recevoir sa peine le 14 décembre prochain.

Gilles Mallet, 69 ans, a reconnu sa culpabilité, lundi dernier, en cour provinciale à Bathurst.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Il s'agit d'une autre étape dans le deuil des paroissiens.
Les paroissiens sont soulagés, affirme Claudette Chiasson. C'est quelque chose qui a pris du temps, qui a traîné. On va attendre que tout se termine et on pourra passer à autre chose. Lui seul doit savoir ce qui l'a motivé à faire un tel geste. Mais, notre peine reste là quand même.
Pour Armandine Chiasson, le fait que Gilles Mallet ait plaidé coupable évite un procès qui aurait pu être long et pénible.
On n'est pas encore passés par-dessus notre peine d'avoir perdu notre belle église, conclut-elle.


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