Au Canada, un témoin a surpris un véhicule Tesla sur l’autoroute, dont la conductrice dormait à poings fermés, avec deux enfants en sur la banquette arrière. En cause, le système Full Self-Driving (FSD) mais surtout, la conductrice elle-même. En effet, le FSD, une version améliorée du célèbre Autopilot, n’est absolument pas considéré comme étant entièrement autonome.
Endormie au volant de sa Tesla
Dans un premier temps, il est essentiel de rappeler que le Full Self-Driving (FSD) n’est autre que le système d’aide à la conduite le plus avancé de la firme Tesla. Si le célèbre et controversé Autopilot est inclus de série dans les véhicules de la marque, le FSD en est une version optionnelle améliorée de façon considérable. Celui-ci intègre ainsi toutes les fonctions habituelles de l’Autopilot relatives à la conduite sur autoroute, tout en ajoutant des fonctions concernant la conduite en ville.
Disponible depuis 2022 au Canada, le FSD vient de faire parler de lui, comme l’explique le média Electrek dans un article du 6 juillet 2026. Sur l’autoroute transcanadienne en Colombie-Britannique (Canada), entre les villes de Golden et Revelstoke, une automobiliste a croisé un véhicule Tesla assez curieux. En effet, l’intéressée a surpris la conductrice endormie avec deux enfants à l’arrière. La témoin s’est mise à sa hauteur – à une vitesse de 100 km/h – et a filmé la scène (voir vidéo en fin d’article), avant de contacter la Royal Canadian Mounted Police de Revelstoke. Finalement, les forces de l’ordre ont réussi à identifier la contrevenante grâce à sa plaque d’immatriculation. Mais que s’est-il passé avec le FSD ? Pourquoi la conductrice est elle-même largement en tord ?
Crédit : Capture YouTube / Castanet News
Le FSD reste un système de niveau 2
Dans la mesure où le FSD n’est qu’une version améliorée de l’Autopilot, celui-ci reste un système d’aide à la conduite de niveau 2. Il s’agit donc d’un dispositif d’automatisation partielle de la conduite et non d’un système 100% autonome. Le conducteur, qui reste le seul responsable légal à bord, doit maintenir une attention visuelle et mentale constante sur la route. Celui-ci doit également maintenir ses mains sur le volant afin de se tenir prêt à reprendre le contrôle, en cas de besoin. Aussi, tout comme dans la plupart des zones où existe le système, s’endormir au volant d’un tel véhicule est complétement illégal.
Cependant, en cas d’inactivité inhabituelle du conducteur, le véhicule est censé déclencher des alertes via la fonction Driver Monitoring. Si la personne ne s’active pas, le véhicule doit s’arrêter en toute sécurité, tout en bloquant l’accès au FSD pour le reste du trajet. Seulement voila, le dispositif ne semble pas avoir fait son travail en ce qui concerne la conductrice canadienne.
Un système présentant de sérieuses lacunes
Depuis l’arrivée de la version FSD v12.4 en 2024, le premier dispositif de sécurité du système est la caméra de l’habitacle, se trouvant juste au-dessus du rétroviseur. Cette dernière suit les mouvements du visage et des yeux du conducteur afin de vérifier son niveau d’attention, et ce de manière continue. Cependant – et Tesla a communiqué clairement sur le sujet – la surveillance relative à la vision peut ne pas s’activer dans certains cas : mauvaise luminosité, visage non orienté vers l’avant, port d’un chapeau ou encore, port de lunettes de soleil.
Justement, la conductrice portait des lunettes de soleil et puisque qu’il était impossible de détecter son regard, le système a tout simplement désactivé la fonction. Le système a donc basculé sur l’ancienne méthode, à savoir la détection de force exercée sur le volant. Il s’agit évidemment d’une sécurité très lâche, puisque le poids d’un simple bras inerte est capable de la tromper. Par ailleurs, le FSD dispose d’une option spécialement dédiée à la détection de la somnolence mais là encore, la caméra doit pouvoir analyser le regard du conducteur.
Si la conductrice canadienne risque gros et est évidement la seule responsable de cette affaire, force est de constater que le FSD présente encore aujourd’hui de sérieuses lacunes. Outre le fait qu’une simple paire de lunette et une pression sur le volant trompent le système au point que le véhicule ne stoppe pas sa course, un autre problème s’ajoute. En effet, la récente mise à jour du logiciel de Tesla (version 2025.32.3) induit une suggestion d’utilisation du FSD si le système décèle de la fatigue chez le conducteur.


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