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La vague de chaleur a convaincu la santé publique d'autoriser la levée de l'avis d'ébullition de l'eau à Val-d'Or, qui est redevenue potable.
Le maire de Val-d’Or, Serge Allard, affirme que, selon la santé publique, il y avait moins de risques à lever l’avis d’ébullition qu’à le maintenir, surtout pour les personnes vulnérables.
L'eau était redevenue potable depuis un certain temps, puisque la bactérie E. coli n'était plus détectée, mais l'avis était maintenu pour la présence de coliformes totaux. Ces bactéries, naturellement présentes dans l'environnement, étaient toutefois peu élevées dans l'eau de la ville.
On en a dans notre eau, on en avait l’année passée, on en a encore dans notre eau, la plupart des gens ont ça. Ça ne crée pas de préjudice, mais il fallait se rendre à une certaine norme, explique-t-il. Exemple : il ne faut pas que ce soit en haut de 10, puis on avait, sur 40 tests, sept cas qui étaient à 11. Ce n’est pas beaucoup.

Les 17 jours sans eau potable ont paru « au moins le double » pour le maire de Val-d'Or, Serge Allard. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
La Ville de Val-d'Or et la santé publique ont convenu que la canicule et l'interdiction de boire l'eau du robinet avaient davantage de conséquences pour les personnes vulnérables, notamment celles en situation d'itinérance.
Les gens qui sont plus affectés par l'avis d'ébullition sont les personnes les plus vulnérables. Elles n’ont pas nécessairement les capacités pour aller acheter de l’eau, elles ne sont pas bien organisées pour faire l’ébullition, l’eau de nos parcs est fermée, il n’y a pas d’abreuvoirs.
Si le maire Allard remercie la santé publique pour la levée de l’avis, il déplore un traitement plus sévère de la situation des coliformes totaux, malgré un taux comparable à l’habitude.
Ils nous demandent, pour le règlement de retour, d’avoir une eau plus parfaite que c’était avant, et nous, notre eau n’est pas traitée, donc c’est compliqué, fait-il observer.
Quant à la présence d’E. coli, la Ville estime qu’il s’agit d’une manipulation humaine qui aurait possiblement contaminé un échantillon, bien qu’il soit difficile de le prouver.
C’est l’hypothèse qu’on fait, dit-il. Les tests à la sortie du puits et les tests sur le réseau ont démontré après la première semaine qu’il n’y avait pas d’E. coli.
Passer d’un à plusieurs rinçages par année

Tout le réseau a été nettoyé par rinçage. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Au cours des 17 jours d'avis d'ébullition, le réseau d'aqueduc de Val-d'Or a subi plusieurs rinçages. La Ville avait déjà mis en place des rinçages plus fréquents depuis le dernier budget, souligne Serge Allard.
On fait déjà de façon régulière des tests sur notre système. Le puits comme tel, l’eau qu’on a des eskers est parfaite. Mais c’est sûr que le réseau d’aqueduc, qui comme n’importe quel réseau plus vieux, il faut lui donner un peu d’amour, c’est-à-dire des rinçages, précise-t-il.
Deux personnes ont été embauchées spécialement pour procéder à des rinçages sur tout le réseau, passant ainsi d’une à plusieurs fois par année.
Deux semaines et demie sans eau potable

C'était la ruée pour acheter de l'eau embouteillée à la publication de l'avis. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
La population a été très patiente, se réjouit le maire. L’hôtel de ville aurait reçu des demandes pour fournir des bouteilles d’eau, mais M. Allard rappelle qu’il valait mieux faire bouillir son eau que d’acheter des bouteilles.
Sauf à l’annonce de l’avis d’ébullition, Serge Allard affirme ne pas avoir eu d’écho quant à une pénurie de bouteilles d’eau en magasin.
Vous savez, la restauration, ils n’avaient plus de glace, plus de salade, parce que c’est lavé avec de l’eau. Les gens ont très bien coopéré, ont compris, mais là, il était temps..., raconte-t-il.


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