NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des experts et le Parti conservateur de la Colombie-Britannique dénoncent le manque de ressources, d’infrastructures et le gaspillage des fonds publics dans la gestion des détenus provenant de régions éloignées qui doivent comparaître devant la Cour suprême.
Dans un avis publié le 30 avril, la Cour suprême de la Colombie-Britannique met en garde que plusieurs procès criminels pourraient être compromis dans 11 de ses palais de justice régionaux.
Voici les lieux touchés par l’avis :
Cranbrook, Dawson Creek, Fort St. John, Nelson, Powell River, Prince Rupert, Revelstoke, Rossland, Smithers, Terrace et Williams Lake.
L'an dernier, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et certains services de police ont mis fin à une entente qui permettait d'héberger temporairement les accusés dans leurs détachements parce qu’ils font face à un manque de personnel et d'espace.
Résultat, depuis décembre, 31 vols nolisés ont été utilisés pour assurer l'aller-retour des accusés d’un centre correctionnel à la Cour la plus proche. Selon le Service des shérifs, cela a coûté aux contribuables environ 281 000 dollars. Cette facture pourrait être plus salée, car le problème perdure depuis la dernière année.
Cette situation est intenable, selon la Cour suprême de la Colombie-Britannique, puisque les vols ne sont pas toujours disponibles.
Andrew Duncan, un procureur de la Couronne à Kamloops, est déçu que la province ait déboursé des centaines de milliers de dollars en vols nolisés.
C’est effarant pour les contribuables. Cet argent pourrait servir à embaucher des procureurs de la Couronne ou des shérifs, deux professions qui font face à une pénurie de personnel.
Selon lui, l’intérieur de la Colombie-Britannique a besoin d’au moins 20 procureurs de la Couronne.
Il ajoute que les problèmes d’accès à la justice ne touchent pas que les régions éloignées, mais aussi les détenues qui doivent se rendre dans des centres correctionnels pour femmes.
Pour Kyla Lee, une avocate en droit criminel à Vancouver, cette situation est inquiétante, parce que la Cour suprême gère des cas importants, comme les meurtres et les agressions sexuelles.
Il est donc dans l’intérêt du public, explique-t-elle, que ces procès aillent de l’avant.
Si la situation perdure, des accusés pourraient être libérés, alors que ce sont des personnes à qui la Cour n'accorde généralement pas de remise en liberté sous caution. C’est un désastre politique pour le NPD si cela arrive.
Me Kyla Lee affirme que la province pourrait louer des chambres d’hôtel ou un appartement près d’un palais de justice en attendant que le gouvernement trouve une solution à long terme.
Ce n’est pas l’idéal, comme un centre correctionnel, mais c’est moins coûteux que les vols nolisés, croit-elle.
Le porte-parole en matière de Justice pour le Parti conservateur, Steve Kooner, estime que les problèmes d’accès à la justice dans le nord et l’intérieur de la province sont le résultat d’un sous-financement chronique de la part du Nouveau Parti démocratique (NPD).
Dans le budget, nous pouvons voir que le ministère de la Procureure générale ne reçoit pas assez d'argent pour répondre aux problèmes d'accès à la justice. Le NPD n'en fait pas sa priorité, à mon avis.
La ministre de la Sécurité publique, Nina Krieger, dit qu’elle est consciente des pressions exercées par le manque de ressource et d’infrastructure carcérale sur le système de justice dans les communautés éloignées de la province.
Elle précise que certaines procédures judiciaires peuvent être menées par vidéoconférence.
La Colombie-Britannique est une province vaste. Nous utilisons des ressources virtuelles dans la mesure du possible, mais il est parfois nécessaire de transporter les prisonniers par voie terrestre ou aérienne.
Elle affirme que son ministère, celui de la ministre de la Justice, la GRC, le Service des shérifs et les Services correctionnels de la Colombie-Britannique ont travaillé ensemble dans les derniers mois pour s'assurer que les personnes en détention puissent se présenter en cour comme l'exige la loi.
Toutefois, la Cour suprême prévient qu’elle ignore quand une solution à long terme sera mise en œuvre.
Avec des informations de Katie DeRosa


4 week_ago
81



























.jpg)






French (CA)