NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Parfois il vaut mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Le proverbe ne semble pas être connu par le président américain Donald Trump. Il y a une semaine, le milliardaire évoquait la situation aérienne en Iran, pays bombardé par les Israéliens et les Américains depuis un mois. "On vole où bon nous semble, personne ne nous tire dessus", expliquait-il.
Quelques heures plus tard, on apprenait qu'un avion militaire F-35 avait été touché par un missile iranien. Une grande première pour cet avion de cinquième génération, dont le coût total du programme (2 000 milliards de dollars) est estimé comme le plus coûteux de l'histoire des États-Unis. Un avion qui a été vendu à de nombreux pays, dont la Belgique avec un argument clé : être furtif, c'est-à-dire échapper aux radars ennemis. Ce qui ne l'a pas empêché d'être touché par du matériel iranien, jugé "peu sophistiqué". Beaucoup de questions se posent donc
1) Que s'est-il passé ?
Le 19 mars dernier, le régime iranien a fait paraître des images d'un avion pris pour cible par un missile. Peu de temps après, le porte-parole de l'armée américaine expliquait qu'un F-35, en mission au-dessus de l'Iran, avait dû effectuer un atterrissage d'urgence et que l'état du pilote était "stable". Pour la plupart des spécialistes, les images fournies par l'Iran sont crédibles. Le matériel utilisé par le régime des Mollahs pour toucher le F-35 n'a "rien d'exceptionnel", selon Xavier Tytelman, ancien aviateur et expert Défense.
"La position de Theo Francken sur le F-35 est douteuse : il n'a pas compris l'évolution des États-Unis""D'après moi, c'est une caméra électro-optique infrarouge qui guide le missile iranien. Il y a plein de systèmes optiques légers qui peuvent monter à plus de 10000 m d'altitude. Jusqu'à 4 000 m le missile peut même être tiré depuis l'épaule". Mais ici les Iraniens auraient adapté un missile air-air ("aucun avion iranien ne peut voler") afin qu'il puisse être tiré depuis une rampe de lancement au sol. Le pilote arrive à s'en sortir car le missile explose "à proximité" de l'avion et envoie des débris sur l'aéronef, en l'endommageant mais sans le détruire
2) La furtivité est-elle remise en question ?
Le F-35 est l'un des rares avions furtifs au monde, une technologie, à la fois basée sur les matériaux de l'avion et ses formes, que les Européens ne maîtrisent pas, du moins pas encore totalement. Normalement, un avion furtif est censé ne pas être détecté par les radars ennemis. Mais ce concept de furtivité est très relatif ou temporaire. C'est le jeu du chat et de la souris : les Chinois affirment par exemple, qu'ils ont déjà développé des nouveaux radars capables de détecter les avions furtifs américains.
Avion "invisible" et qui "fait peur à Poutine", casque à 400 000 euros, prix de l'heure de vol qui explose,… Le F-35 arrive en BelgiquePour cet expert désirant resté anonyme, il faut voir la furtivité comme un "gilet pare-balles". "Cela demande de l'entretien et vous protège de certaines menaces, mais pas d'un tir en pleine tête." Être furtif ne veut pas dire être invisible, rappelle Xavier Tytelman. "La furtivité, ce n'est que réduire la signature radar d'un avion. Mais aucun aéronef au monde ne peut dissimuler la chaleur qu'il émet avec son moteur et cette chaleur peut être détectée de très loin par des systèmes infrarouges notamment".
3) La Belgique doit-elle s'inquiéter ?
La Belgique a signé un gros contrat, avec Lockheed Martin, le constructeur du F-35, avec 34 avions commandés pour 3,6 milliards d'euros en 2018. Onze autres avions ont été achetés il ya quelques mois. Selon cet expert, cela reste un bon achat. "L'incident en Iran est sérieux et il faudra comprendre exactement ce qu'il s'est passé. Mais il ne faut pas oublier non plus que le F-35 a déjà effectué des centaines de sorties avec grand succès en terrain ennemi. Cela reste un avion plus difficilement détectable, Il peut s'approcher plus près des menaces, ce qui reste un gros avantage".
Arrêtons d'être les valets des États-UnisXavier Tytelman, lui, est plus critique. Il parle "d'accumulations d'échecs" côté américain. "Ici, le problème le plus inquiétant n'est pas celui de sa non-furtivité, mais que le système d'autoprotection de l'avion a été totalement défaillant, détaille l'ancien aviateur. Pour faire face à l'arrivée du missile, le F-35 aurait dû déclencher des séquences de leurrage automatiques – des sortes de boules chaudes- automatiques pour "dévier" le missile. Mais on voit ici que l'avion ne réagit pas du tout, comme s'il n'avait pas repéré cette menace. Il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné".
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


2 month_ago
112



























.jpg)






French (CA)