Un drone abattu pour la première fois par l’OTAN au-dessus de la Lituanie. Deux fusées éclairantes tirées contre un hélicoptère danois depuis un navire de guerre russe dans la mer Baltique. En l’espace de quelques heures, deux nouveaux incidents sont venus alimenter la spirale des «menaces hybrides» régulièrement imputées à la Russie ou à la Biélorussie. Ils surviennent après l’épisode des frappes russes contre un train reliant Kiev à Varsovie, décrites par la cheffe de la diplomatie de l’UE comme «clairement destinées à faire peur aux pays occidentaux afin qu’ils cessent de soutenir l’Ukraine et qu’ils renoncent à s’y rendre pour manifester leur soutien».
Mardi, Kaja Kallas a de nouveau haussé le ton, devant le Parlement européen. Pour elle, ces attaques sont «conçues pour nous intimider, paralyser nos sociétés et nous faire hésiter à agir». Il est «essentiel» de ne «pas laisser la peur dicter nos choix», martèle-t-elle. Et d’appeler l’UE à imposer «un coût plus élevé à la Russie». Mais aussi à enquêter, établir et communiquer les faits avec précision, afin de désigner les coupables. Elle donne en exemple le travail de l’Allemagne après la tentative d’attaque à l’aide d’un drone chargé d’explosifs, déjouée début août à l’aéroport de Leipzig/Halle.


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