NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un outil d’intelligence artificielle, AI Scribe, est actuellement testée par 100 médecins et infirmières praticiennes de l'Île-du-Prince-Édouard. Ce logiciel de prise de note enregistre la conversation entre le patient et le fournisseur de soins, avant de la retranscrire par écrit.
La transcription générée par AI Scribe est ensuite examinée et modifiée par le professionnel de santé, avant d'être ajoutée au dossier médical électronique du patient.
L’outil retient uniquement ce qui est médicalement pertinent et les patients peuvent demander une copie des notes.
L’objectif est de réduire leur fardeau administratif des médecins.
Kristy Newson, médecin de famille à Charlottetown, utilise AI Scribe depuis décembre 2025, après avoir suivi une formation. Elle juge l’outil très utile.
J’ai l’impression que ça m’aide à être plus à l’écoute. J’ai pu mettre mon ordinateur de côté et vraiment interagir avec les patients.
J’ai l’impression que je pourrais potentiellement voir plus de patients, car je n’aurai plus à consacrer d’heures en fin de journée à la documentation, ajoute-t-elle.
Consentement libre et éclairé?
Pour le moment, ce nouvel outil n'est pas obligatoire. Au début des consultations, les patients reçoivent un document leur expliquant le projet, afin qu’ils fassent un choix éclairé.
Selon Kristy Newson, 80 % des gens ont donné leur consentement jusqu’à maintenant.

La médecin Kristy Newson estime que IA Scribe lui fait gagner du temps et lui enlève de nombreuses tâches administratives.
Photo : CBC / Aaron Adetuyi/CBC)
Pour Bryn Williams-Jones, professeur de bioéthique et directeur du département de médecine sociale et préventive à l'École de santé publique de l’Université de Montréal, l’introduction d’IA Scribe soulève néanmoins des préoccupations éthiques.
Il anticipe des fautes sur des termes techniques, craint des erreurs d'interprétation, ce qu’il appelle des hallucinations.
Est-ce que les cliniciens font trop confiance dans l'IA qui fait des interprétations qui ne sont peut-être pas nécessaires et donc ça remplace leur jugement et leur expérience clinique?
Même de façon implicite, les cliniciens peuvent devenir dépendants de ces technologies et ça change comment ils font leur travail, avertit le spécialiste.
À ses yeux, le consentement libre et éclairé du patient n’est pas non plus garanti. Il s’interroge notamment sur la capacité des praticiens à expliquer correctement les forces et les faiblesses de l’outil.
Inquiétude sur l’utilisation des données
Bryn Williams-Jones rappelle par ailleurs la vulnérabilité des patients face au corps médical.
Je parle de monsieur, madame Tout-le-Monde qui croit que s'il dit non, le clinicien ne va pas donner le bon service. Donc le véritable pouvoir de consentir est limité dans ce contexte de relation de pouvoir, analyse-t-il.

L'utilisation de l'intelligence artificielle en santé "n'est pas inadmissible, mais on devrait vraiment réfléchir aux risques", estime Bryn Williams-Jones, professeur à l'Université de Montréal. (Photo d'archives)
Photo : gracieuseté
Bryn Williams-Jones s'inquiète enfin de l’utilisation ultérieure des données médicales : où seront-elles stockées et par qui?
C’est un défi, car les médecins ont un devoir de confidentialité, souligne le professeur.
La compagnie qui a implanté le logiciel doit donner toutes les garanties nécessaires que c’est hébergé dans un lieu sécuritaire, pour éviter une perte de confiance.
Santé Île-du-Prince-Édouard affirme de son côté que les transcriptions seront conservées pendant une courte période. La régie de santé provinciale assure également que AI Scribe se conforme aux lois sur la protection de la vie privée et n’a pas accès aux dossiers médicaux.
Johan Viljoen, médecin-chef de Santé Île-du-Prince-Édouard, a reconnu dans un communiqué de presse qu’il est essentiel que les nouvelles technologies d’IA soient introduites de manière réfléchie et responsable.
Ce projet pilote nous aidera à mieux comprendre comment les outils d’IA peuvent être intégrés de manière sûre et efficace à notre système de santé, peut-on lire dans ce même communiqué.
Le projet pilote, qui fait partie d’un programme pancanadien financé par Inforoute Santé du Canada, prendra fin en janvier 2027.
Avec des informations de Jackie Sharkey, de CBC


4 month_ago
68



























.jpg)






French (CA)