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L’indépendance de l’Alberta stagne dans les sondages

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Environ 3 répondants sur 10 d'un sondage Angus Reid voteraient pour que l’Alberta quitte le Canada et 8 % choisiraient assurément l’option indépendantiste.

À l'opposé du spectre, 57 % des répondants voteraient assurément pour que la province de l’Ouest demeure dans la fédération.

Jon Roe, chercheur associé du sondeur, croit que le sondage représente fidèlement la réalité du mouvement séparatiste albertain, notamment, puisque l'échantillonnage est de près de 1000 répondants.

Ça se pourrait qu’on sous-estime peut-être les votes en faveur de l’indépendance, mais je pense que notre échantillon est assez complet et que nos sondages ont tendance à être assez précis en Alberta.

Le sondage Angus Reid (en anglais seulement) (nouvelle fenêtre) a été réalisé en ligne du 2 au 6 février auprès de 979 répondants albertains.

Le sondage est non-probabiliste puisque son échantillonnage n’est pas aléatoire. À titre comparatif, un échantillon probabiliste de même taille comporterait une marge d’erreur de ± 3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

L’appui semble donc stagner, malgré toute l’attention entourant les événements de signature de la pétition demandant la tenue d'un référendum sur l'indépendance de l'Alberta. Or, ce n’est pas une surprise, selon le politologue Duane Bratt de l’Université Mount-Royal.

Il mentionne que le groupe indépendantiste est formé d’un noyau dur, très bruyant et très fâché et qu’ils font sortir les gens les plus favorables à leurs idées lors des rassemblements.

C’est très différent de dire qu’il y a des millions de séparatistes dans la province. Il faut faire la distinction avec la réalité du terrain. Leur objectif est d’atteindre un million de signatures, je crois que c’est hors de portée.

Selon lui, les sondages reflètent bien la réalité, puisque le support pour la souveraineté de l'Alberta n'a jamais eu l'appui de la majorité et ce n’est même pas près de la majorité. Les séparatistes vont dire qu’il y a une majorité silencieuse, mais leur argument n’est pas crédible, ajoute-t-il.

Le professeur en sciences politiques au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily, n’a pas l’impression que les personnes qui souhaitent que la province quitte le Canada ont tendance à cacher leur position lorsqu’elles sont interrogées par des sondeurs.

J’ai plutôt l’impression que ceux qui sont vraiment commis pour l'idée [de l’indépendance] le disent présentement et qu’il y a moins de citoyens, d’électeurs ou d'Albertains discret qui seraient pour la solution séparatiste .

Il constate que les séparatistes semblent avoir atteint une sorte de plafond qu'on n'arrive pas à dépasser.

La place de l’information

Monsieur Boily a aussi été marqué par une autre question du sondage portant sur les sources d’informations consultées. Ceux qui veulent quitter s’informent davantage du côté des médias alternatifs, alors que pour ceux qui veulent rester, la source dominante c’est les médias traditionnels, observe-t-il.

Il se pose ainsi la question à savoir si les séparatistes ont été influencés par leur choix de média ou si c’est leur opinion qui les a influencés à choisir les médias alternatifs.

Duane Bratt a aussi été interpellé par cette portion du sondage. Les différents groupes s’informent à partir de deux types de sources vraiment différentes, relève-t-il.

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