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L’IA et le contrôle à distance du cerveau humain : vous perdrez votre liberté de pensée, mais ne vous inquiétez pas, vous ne vous en rendrez même pas compte

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En 2023, le commandant Cornelis van der Klaauw, de la Marine royale néerlandaise et expert en communication stratégique et en opérations d’information au Centre interarmées de guerre de l’OTAN, écrivait dans un article intitulé « Guerre cognitive » (Cognitive Warfare‘):

« La raison pour laquelle les attaques cognitives passent inaperçues auprès de leurs cibles est que les activités cognitives contournent l’esprit conscient et ciblent directement le subconscient d’une personne. En effet, au sein du subconscient, la cible principale est l’amygdale. …, la nanotechnologie neuronale peut être utilisée pour acheminer des robots de taille nanométrique à proximité d’un neurone via la circulation sanguine et permettre de relier directement le cerveau humain (c’est-à-dire sans passer par nos sens) à un ordinateur, en recourant à l’intelligence artificielle dans ce processus. »

Il a conclu son étude en ces termes :

« Alors que d’autres domaines peuvent permettre de remporter des victoires tactiques et opérationnelles, le domaine humain est le seul dans lequel nous pouvons remporter une victoire totale. »

Klaauw a rédigé son article à un moment où l’UE s’apprêtait à lever le voile sur les neurotechnologies permettant de contrôler à distance l’activité cérébrale humaine, et donc, semble-t-il, à la demande de celle-ci. Le 9 décembre 2023, le Parlement européen a publié un communiqué de presse indiquant qu’il était parvenu à un accord politique avec le Conseil de l’Union européenne « sur un projet de loi visant à garantir que l’IA en Europe soit sûre et respecte les droits fondamentaux et la démocratie ».

Le projet de loi visait à interdire « les systèmes d’IA qui manipulent le comportement humain afin de contourner le libre arbitre ». Selon le communiqué de presse, les députés se sont également « mis d’accord » sur des « obligations claires » concernant « les systèmes d’IA utilisés pour influencer le résultat des élections et le comportement des électeurs ». Voir ici.

En novembre 2023, 11 organisations mondiales de défense des droits de la personne ont présenté à la Commission européenne une proposition législative visant à garantir que la législation européenne sur l’intelligence artificielle n’autorise pas seulement les attaques à courte distance via des interfaces cerveau-ordinateur, mais également les atteintes aux droits fondamentaux et à la démocratie à grande distance (voir ici). Ce fut d’ailleurs confirmé par Cornelis van der Klaauw lorsqu’il a évoqué la connexion directe du cerveau à un ordinateur à l’aide de nanoparticules. La neurotechnologie moderne utilise le graphène comme antenne pour amplifier l’effet des rayonnements électromagnétiques sur l’activité des neurones dans le cerveau. Les nanoparticules de graphène, qui traversent la barrière hémato-encéphalique, sont utilisées, par exemple, pour soulager les acouphènes en émettant dans le cerveau des rayonnements électromagnétiques à la fréquence d’activité des neurones concernés (voir ici).

Le 2 février 2024, ils ont reçu cette réponse :

« Nous vous remercions pour la lettre ci-dessus, à laquelle nous avons accordé toute notre attention. La réponse à votre lettre nécessite des recherches supplémentaires, qui sont actuellement en cours. Vous pouvez normalement vous attendre à recevoir une réponse dans un délai d’un mois à compter de la réception de la présente lettre. »

Le 12 février, la Commission européenne a écrit une nouvelle fois :

« Votre lettre du 10 novembre a été transmise à nos services et a été bien reçue. » (Voir ici)

À peu près à la même période, le président américain de l’époque, Joe Biden, a interdit aux compagnies gazières américaines d’accepter de nouvelles commandes de gaz naturel liquéfié. Pour l’industrie européenne, cela représentait un risque sérieux de voir sa croissance s’arrêter après 2030 en raison de pénuries énergétiques, l’Union européenne ayant délibérément renoncé à l’accès au gaz naturel russe dans le cadre de ses efforts visant à sécuriser les territoires ukrainiens qui s’étaient alignés sur la Russie. Les organisations de défense des droits de la personne n’ont donc plus reçu de courriels de la Commission européenne concernant l’interdiction du contrôle à distance de l’activité cérébrale humaine. Le gouvernement américain a réussi, grâce à cette menace, à mettre un terme aux efforts européens visant à révéler l’existence de technologies permettant le contrôle à distance de l’activité cérébrale humaine, l’Union européenne étant fortement dépendante des approvisionnements américains en pétrole et en gaz naturel.

Le 13 mars 2024, le Parlement européen a adopté la résolution législative établissant des règles harmonisées en matière d’intelligence artificielle.

À la page 29, elle stipulait :

« Les techniques de manipulation basées sur l’IA peuvent être utilisées pour persuader des personnes d’adopter des comportements indésirables, ou pour les tromper en les incitant à prendre des décisions d’une manière qui sape et porte atteinte à leur autonomie, à leur prise de décision et à leur liberté de choix. Cela pourrait être facilité, par exemple, par des interfaces machine-cerveau. »

Le Parlement européen a ainsi une nouvelle fois occulté le fait que la pensée humaine peut être manipulée et modifiée à distance, confirmant une fois de plus que l’Union européenne a cédé à la pression américaine visant à ne pas révéler que les neurotechnologies modernes peuvent être utilisées pour contrôler à distance la pensée humaine et, par ce biais, même de vastes masses de population (voir ici, ici et ici, les chapitres consacrés au système HAARP et au système russe Sura).

Dans le texte cité ci-dessus, l’UE reconnaît tacitement que l’intelligence artificielle pourrait même être utilisée pour inciter des personnes à commettre des crimes sans qu’elles en assument une réelle responsabilité. Cette possibilité a été confirmée en 2021 par le Comité international de bioéthique de l’UNESCO, qui a écrit :

« Les outils externes susceptibles d’interférer avec nos décisions peuvent remettre en question, voire contester, le libre arbitre d’un individu, et par conséquent ses responsabilités. De cette manière, les neurotechnologies pourraient affecter la liberté de pensée, de décision et d’action. Pris dans leur ensemble, ces éléments pourraient avoir un impact profond sur les systèmes judiciaires et les organisations sociales » (Voir ici, p. 36).

En février 2026, plus de 300 employés de Google et 60 employés de la société concurrente OpenAI ont signé une lettre ouverte appelant les dirigeants de leurs entreprises à soutenir la décision d’Anthropic de garder le contrôle sur l’utilisation, par le ministère américain de la Défense, de l’intelligence artificielle qu’ils ont développée, empêchant ainsi ce dernier, entre autres, de mener une surveillance exhaustive des activités en ligne des citoyens américains.

Deux mois plus tard, le 28 avril 2026, Bloomberg a rapporté que plus de 580 chercheurs en intelligence artificielle de la société mère d’Alphabet avaient signé une lettre ouverte adressée au PDG de l’entreprise, Sundar Pichai, l’exhortant à cesser de fournir des technologies d’intelligence artificielle pour les opérations secrètes du ministère américain de la Défense.

« Nous sommes des employés de Google profondément préoccupés par les négociations en cours entre Google et le ministère américain de la Défense. En tant que spécialistes de l’IA, nous savons que ces systèmes peuvent concentrer le pouvoir et qu’ils commettent des erreurs. Nous estimons que notre proximité avec cette technologie nous impose la responsabilité de dénoncer et d’empêcher ses utilisations les plus contraires à l’éthique et les plus dangereuses. C’est pourquoi nous vous demandons de refuser de mettre notre IA à disposition pour des tâches classifiées. Nous voulons que l’IA profite à l’humanité ; nous ne voulons pas qu’elle soit utilisée de manière inhumaine ou extrêmement néfaste. Cela inclut les armes autonomes létales et la surveillance de masse, mais va bien au-delà. Actuellement, le seul moyen de garantir que Google ne soit pas associé à de tels préjudices est de refuser toute tâche classifiée. Sinon, de telles utilisations pourraient avoir lieu à notre insu et sans que nous ayons le pouvoir de les empêcher », a souligné le chercheur.

Il ne fait aucun doute que les chercheurs en IA, à l’instar de nombreux autres experts, étaient également conscients du potentiel d’utilisation de l’intelligence artificielle pour contrôler l’activité du cerveau humain à grande échelle. Cependant, l’existence de ces neurotechnologies a été gardée secrète pendant des décennies, et toute personne en prenant connaissance était tenue de signer un accord de confidentialité d’État. C’est pourquoi même ces chercheurs n’étaient pas autorisés à affirmer que le ministère américain de la Défense pouvait utiliser ces technologies pour contrôler les pensées des individus, tant aux États-Unis qu’à l’étranger ; ils ne pouvaient que déclarer que la liste des risques « s’étendait au-delà ». Malgré les protestations de ses employés, Google a signé un accord avec le ministère américain de la Défense afin d’utiliser ses modèles d’intelligence artificielle à « toute fin gouvernementale légitime ».

« La course visant à faire de l’intelligence artificielle la colonne vertébrale de l’appareil militaire américain vient de franchir une étape décisive », écrivait le site tchèque tech.zpravy.cz le 2 mai 2026, lorsque le Pentagone a confirmé la signature de contrats avec les sept plus grandes entreprises technologiques mondiales — SpaceX, OpenAI, Google, NVIDIA, Reflection, Microsoft et Amazon Web Services — en vue du déploiement de leurs outils d’intelligence artificielle dans le cadre de projets militaires classifiés. Selon un communiqué officiel du Pentagone, ces partenariats « accélèrent la transformation visant à créer des forces armées américaines dont le cœur de combat est l’intelligence artificielle ».

Le ministère de la Défense souligne en outre que cette collaboration « renforcera la capacité à maintenir une supériorité décisive dans tous les domaines de la guerre », et met en avant la conviction partagée par le gouvernement et ces entreprises selon laquelle le leadership américain en matière d’intelligence artificielle est indispensable à la sécurité nationale.

Joe Biden a lancé un avertissement dans son discours d’adieu en tant que président :

« Aujourd’hui, une oligarchie se forme en Amérique, caractérisée par une richesse, un pouvoir et une influence extrêmes, qui menacent littéralement l’ensemble de notre démocratie, nos droits et libertés fondamentaux. »

L’avertissement de Biden est donc en train de se concrétiser rapidement, un an et demi plus tard, et comme les médias internationaux n’ont pas le droit de parler de la possibilité de contrôler l’activité cérébrale humaine à l’aide des neurotechnologies, la menace évoquée par Joe Biden deviendra bientôt une réalité, et les entreprises américaines ainsi que le gouvernement américain surveilleront non seulement tous les citoyens américains, mais aussi tous les habitants de la planète ; si nécessaire, ils seront en mesure de modifier leur façon de penser si celle-ci venait à se retourner contre le gouvernement américain et les entreprises américaines. En 1994, l’Institut d’études stratégiques de l’U.S. Army War College a publié une étude sur ce sujet intitulée « Révolution dans les affaires militaires et conflits en deçà de la guerre », qui indiquait :

« Les partisans potentiels ou possibles de l’insurrection à travers le monde ont été identifiés à l’aide de la base de données interagences intégrée (Interagency Integrated Database). Ceux-ci ont été classés comme « potentiels » ou « actifs », et des simulations de personnalité sophistiquées ont été utilisées pour développer, adapter et cibler des campagnes psychologiques pour chacun d’entre eux. » https://www.jstor.org/stable/resrep11645?seq=19 (p. 13).

La campagne mondiale menée par l’armée américaine sous Donald Trump ne fait que préparer le terrain à une domination totalitaire des États-Unis sur le monde, grâce à l’utilisation de technologies permettant de contrôler à distance l’activité cérébrale humaine. Cela suscite bien sûr la résistance d’autres superpuissances potentielles, et le monde se dirige ainsi vers une guerre mondiale qui ne saurait guère se terminer autrement que par un conflit nucléaire qui détruira cette civilisation et, très probablement, la vie sur Terre.

Le monde n’a actuellement que deux voies possibles : soit il sera détruit par une guerre nucléaire dans le cadre de la lutte pour le pouvoir qui fait rage, soit il s’accordera sur une Organisation des Nations unies fonctionnant de manière démocratique, qui veillera alors également au respect de l’interdiction mondiale des technologies permettant de contrôler à distance l’activité cérébrale humaine.

Les lecteurs peuvent soutenir la création d’une ONU démocratique en signant la pétition ICI et l’interdiction du contrôle à distance de la psyché humaine en signant la pétition ICI.

Mojmir Babacek

Article original en anglais :

AI and the Remote Control of the Human Brain: You’ll Lose Your Freedom of Thought, but Don’t Worry About It—you Won’t Even Realize It

Cet article en anglais a été publié initialement le 8 mai 2026.

Traduction : Mondialisation.ca

Image en vedette : Capture d’écran. Source : Une technologie qui peut contrôler le cerveau à distance

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Mojmir Babacek est né en 1947 à Prague, en République tchèque. Diplômé en 1972 à l’Université Charles de Prague en philosophie et économie politique. En 1978, a signé le document de défense des droits de l’homme dans la Tchécoslovaquie communiste « Charte 77 ». Depuis 1981 jusqu’en 1988 a vécu dans l’émigration aux États-Unis. Depuis 1996, il a publié des articles sur différents sujets, principalement dans les médias alternatifs tchèques et internationaux.

En 2010, il a publié un livre sur les attentats du 11 septembre en langue tchèque. Depuis les années 1990, il s’efforce d’aider à obtenir l’interdiction internationale du contrôle à distance de l’activité du système nerveux et de la pensée des personnes grâce à l’utilisation de la neurotechnologie.

Il est associé de recherche au CRM (Centre de recherche sur la Mondialisation)

La source originale de cet article est Mondialisation.ca


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