Bryan Johnson, célèbre pour ses efforts extrêmes visant à inverser son âge biologique, vient de révéler souffrir d’une gastrite auto-immune incurable. L’entrepreneur, qui consacre des millions de dollars et prend des dizaines de pilules quotidiennes pour prolonger sa vie, y voit paradoxalement une confirmation de sa vision : aucune maladie ne devrait être considérée comme incurable à l’ère de l’IA et de la biologie sur mesure.
Ce que vous allez apprendre
- Ce qu’est la gastrite auto-immune et quelles conséquences elle entraîne sur l’organisme
- À quoi Bryan Johnson attribue le développement de sa maladie, entre alimentation de jeunesse et stress
- Comment cette annonce s’inscrit dans sa philosophie plus large de lutte contre le vieillissement
Un diagnostic inattendu pour l’homme qui veut vaincre la mort
Bryan Johnson, 48 ans, a annoncé sur X être atteint de gastrite auto-immune (GAI) — une maladie incurable découverte en mai dernier. Cette pathologie provoque des carences en vitamine B12 et en fer, entraînant une anémie. Johnson ignore depuis combien de temps il en est atteint et s’est engagé à explorer des pistes thérapeutiques expérimentales, invitant les chercheurs travaillant sur cette maladie à le contacter directement.
Johnson attribue le développement de cette pathologie à une combinaison de facteurs : une alimentation malsaine durant son enfance — céréales sucrées, sodas, fast-food — suivie d’années de stress intense en tant que jeune père de trois enfants tout en créant son entreprise. Cette période aurait entraîné une prise de poids de 18 kilos et une dépression chronique, avant que son corps ne développe une maladie auto-immune touchant d’abord la thyroïde, puis la muqueuse de l’estomac.
Un parcours entrepreneurial qui a précédé l’obsession de longévité
Avant de devenir la figure publique du « biohacking » extrême, Johnson a fondé Braintree, la société qui a racheté Venmo en 2012, avant de la revendre à PayPal pour 800 millions de dollars. Il dirige aujourd’hui Blueprint, une entreprise commercialisant des compléments alimentaires et produits censés prolonger la vie, et a fait l’objet d’un documentaire Netflix en 2024, « Ne meurs pas : L’homme qui veut vivre éternellement ».
Ses pratiques ont souvent suscité la controverse et les moqueries en ligne — notamment le suivi comparatif des érections de son fils de 19 ans, des transfusions sanguines coûteuses depuis son fils (une pratique associée par les NIH à des risques comme la réaction du greffon contre l’hôte), ou encore la surveillance des microplastiques présents dans son sperme.
Une confirmation plutôt qu’un revers, selon Johnson
Face aux railleries habituelles l’invitant à « profiter de la vie », Johnson affirme prendre ces critiques avec humour, tout en soulignant que sans cinq années de soins intensifs de sa santé, sa situation actuelle « aurait pu être très grave ». Pour lui, ce diagnostic ne contredit pas sa philosophie — il la renforce : « À l’ère de l’IA, de la multiomique et des ADN, protéines et cellules construits sur mesure, aucune maladie ne devrait être considérée comme incurable simplement parce que personne n’a encore essayé de la guérir avec les outils actuels. »


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