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Un ballon remplit à l’hélium et lancé depuis le nord de l’Angleterre a parcouru plus de 500 km jusqu’à la Picardie.

altmodern / Getty Images
Un ballon lâché dans une école anglaise a parcouru plus de 500 km avant d’atterrir trois jours plus tard dans une cour en Picardie. (image d’illustration)
Un ballon, plus de 500 kilomètres et trois jours de voyage. L’histoire paraît improbable, et pourtant elle est bien réelle.
Le 27 mars dernier, dans le nord de l’Angleterre, à l’occasion de son dernier jour en poste, une directrice d’école primaire du nom d’Ella Besharati lâche un ballon à l’hélium dans la cour de son établissement. Un message y est accroché, invitant à signaler l’endroit où il retombera.
Porté par les vents, l’objet traverse la Manche, et trois jours plus tard, le 30 mars en fin de journée, il atterrit dans la cour de l’école des 20 000 pierres, au Bosquel, dans la Somme. C’est un jeune écolier prénommé Auguste et âgé de 4 ans qui le récupère. « Il est tombé du ciel et je l’ai rattrapé avant qu’il s’envole », raconte-t-il à nos confrères de France 3 Hauts-de-France.
Un parcours qui laisse perplexe
Le mot attaché au ballon permet rapidement d’identifier son point de départ. À plus de 500 kilomètres de là, l’école anglaise découvre avec surprise le parcours de l’objet. « Nous étions tellement surpris, nous n’arrivions pas à le croire », confie l’ancienne directrice qui a lancé le ballon. « Je pensais que c’était une blague de mes collègues ! »
D’après le météorologue François Jaubard interrogé par France 3, les conditions au moment du lâcher ne plaidaient pas pour une arrivée en France. « Les vents d’altitude étaient orientés sud-ouest et auraient dû pousser le ballon vers la Norvège », explique-t-il. Ce sont sans doute les changements de vent dans les jours suivants qui ont fini par le dévier vers la Picardie.
Au Bosquel, le ballon a rapidement trouvé un nouveau propriétaire. Une fois rentré chez lui, Auguste ne s’en est plus séparé. « Le premier soir il a voulu manger avec donc il est resté sur la table pendant le repas, il a même dormi avec toute la nuit », raconte sa mère. « Alors qu’au final, c’est juste un ballon dégonflé ! »
Cette rencontre peu commune pourrait déboucher sur un échange entre les deux écoles. France 3 a appris que l’établissement britannique cherchait justement à établir un lien avec une école française.


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