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Les ambulanciers paramédicaux de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec reprennent leurs moyens de pression. Ils ont rejeté à 82 % l’entente de principe intervenue le 25 juillet dernier avec Québec.
C’est une majorité encore plus forte que pour l’ensemble des membres du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, dont ils font partie. Ces derniers ont voté à 71,6 % contre la proposition du gouvernement.
Le message des membres du Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec est clair, selon Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de la CSN dans la région.

Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de la CSN en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Ce qu’il est important de retenir de ça, c'est l'expression de la volonté des membres, puis leur insatisfaction sur l'offre patronale qui leur a été présentée. C'est ça, le message qui doit être entendu par le gouvernement et les associations patronales, affirme-t-il.
C’est donc un retour à la table de négociation qui attend les ambulanciers paramédicaux et le gouvernement du Québec.
La première étape va être de réunir les représentants des différents syndicats locaux au sein du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN. Il y aura une volonté de retourner à la table de négociation pour aller chercher une entente réellement satisfaisante pour les membres de la région et du Québec, estime Félix-Antoine Lafleur.
Manque de reconnaissance
Selon lui, les facteurs derrière ce rejet sont multiples, mais un certain manque de reconnaissance semble soulever le plus d’insatisfaction auprès des membres du syndicat dans la région.
Lors de la dernière négociation, il y avait déjà une majoration temporaire de quelques points de pourcentage, qu'on estime à environ 5 %, mais ça varie en fonction de l'échelon, qui venait bonifier la rémunération de base des paramédics. Une des demandes de nos membres, c'était de venir pérenniser cette majoration, puis même de venir la bonifier, rappelle M. Lafleur.
Mais la proposition patronale était de maintenir la majoration temporaire, et ça, on sentait que ça suscitait de l'insatisfaction de la part de nos membres.

Les ambulanciers paramédicaux de la région ont multiplié les gestes de visibilité depuis un an, dont cette procession funéraire symbolique dans les rues d'Amos, l'hiver dernier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Sans présumer de la stratégie finale qui sera mise de l’avant au cours des prochaines semaines, Félix-Antoine Lafleur reconnaît que la campagne électorale qui approche sera sans doute une occasion d’interpeller tous les partis politiques.
C’est clair que cette négociation, du côté des paramédics, il est temps que le gouvernement, peu importe le parti qui sera au pouvoir après le 5 octobre, règle cet enjeu-là, insiste-t-il.
Les quelque 175 ambulanciers paramédicaux de la région sont sans contrat de travail depuis plus de trois ans, soit depuis le 1er avril 2023. Ils sont en grève depuis le 6 juillet 2025.
Un seul syndicat pour la région
Depuis ce printemps, tous les ambulanciers paramédicaux de la région sont représentés par la CSN, après une fusion des accréditations syndicales demandée par Dessercom.
Les employés syndiqués des casernes de Senneterre, de la réserve faunique La Vérendrye et de Val-d’Or ont donc rejoint ceux des autres établissements du territoire au sein de la CSN.
Ça devient un facteur de solidarité. Ça permet d’arrimer les différents enjeux, bien que notre structure permet déjà de reconnaître l’unicité et les particularités des différents secteurs. Mais au final, les paramédics de la région parlent d’une seule voix, explique Félix-Antoine Lafleur.


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