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FIDÈLE AU POSTE - Le comédien-chanteur est à l’affiche d’une nouvelle pièce au théâtre Édouard VII et d’un concert inédit pour le bicentenaire du « Figaro ».
Du chanteur adulé de la « Bruelmania » à l’acteur respecté d’Un secret et du Prénom, Patrick Bruel est devenu, en plus de 40 ans de carrière, l’un de ces rares artistes à traverser les décennies sans jamais décrocher du cœur du public. Son itinéraire, celui d’un gamin né en Algérie et élevé à Argenteuil, raconte une certaine idée de la France culturelle des années 1980 et 90. Cette époque durant laquelle les chanteurs populaires pouvaient encore se faire le porte-voix d’une génération sans cynisme. Une période dans laquelle Patrick Bruel incarnait un romantisme moderne, nimbé d’un indéniable charisme. Il a été – parfois à son corps défendant – cette idole que la presse adorait commenter. Mais il a su déjouer les pièges de cette image, préférant la nuance à la pose. Là où certains ont sombré dans la caricature, lui a montré sa capacité à revisiter encore et toujours sa propre légende sans jamais la trahir.
Et surtout, le chanteur idolâtré s’est mué en acteur aussi juste dans son émotion que spontané dans son jeu. Une schizophrénie maîtrisée derrière laquelle on devine la curiosité insatiable d’un homme qui cherche, qui doute et qui s’invente encore et toujours. De retour au théâtre Édouard VII quinze ans après le triomphe du Prénom, Patrick Bruel s’est fait un nom sur toutes les scènes artistiques de France. À l’occasion du bicentenaire du Figaro, il a enregistré un concert inédit sous la nef du Grand Palais, que vous découvrirez ce samedi sur Le Figaro TV. C’est bien là l’une des forces de ce grand bonhomme : il ne court pas avec le temps, il marche avec lui. Et le public d’avancer à ses côtés.


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