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FIDÈLE AU POSTE - Le présentateur de TF1 fête les 20 ans de «Sept à huit» et publie un livre métaphysique sur l’amour.
Il y a chez Harry Roselmack cette manière rare d’imposer le respect sans jamais hausser le ton. Un calme et une rigueur tranquilles qui en disent plus que bien des emballements. De son regard attentif, émane cette curiosité sincère qui fait les vrais journalistes : ceux qui questionnent pour comprendre et transmettre, pas pour briller. Lorsque les Français le découvrent en 2006 comme joker du 20 heures sur TF1, le moment est historique autant que symbolique : pour la première fois, un homme noir est aux commandes du JT le plus suivi de France. Mais Harry Roselmack refuse d’en faire un étendard. Pour lui, l’important n’est pas la couleur de peau, mais la couleur de l’information dans toute sa nuance, sa justesse et sa vérité. « J’ai été recruté parce que je suis noir, mais surtout parce que j’étais suffisamment bon pour le job », confesse-t-il dans nos colonnes cette semaine.
Derrière l’événement médiatique, se cache un professionnel exigeant, travailleur et affranchi des effets d’image. Libre d’esprit, Harry Roselmack l’est aussi. Et le prouve en quittant le 20 heures en 2011. Malgré la pression communautaire qui s’exerce sur lui, le journaliste veut rester maître de son destin. Celui-ci passera par des reportages en immersion et par la radio, sur RTL. Mais depuis vingt ans, c’est dans « Sept à huit » qu’Harry Roselmack construit son métier avec patience et rigueur. Cette éternelle rigueur journalistique qui s’accompagne, chez lui, d’une intégrité presque « à l’ancienne », forgée dans le souci du mot juste et du respect des faits. Une forme d’élégance pudique qui en dit long sur la droiture du personnage.


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