La Suisse demeure l’un des pays les plus compétitifs au niveau mondial, mais ses atouts pour attirer les grandes entreprises internationales seraient en train de s’éroder. Des lenteurs au niveau de la réglementation, un cadre fiscal moins attrayant et des coûts énergétiques élevés sont à la base de cette évolution, indique un rapport qui sera publié cette semaine par le cabinet de conseil McKinsey et la Chambre de commerce suisse-américaine.
«La Suisse est bien positionnée mais cela ne doit pas être considéré comme un acquis gravé dans le marbre. Lorsque les multinationales privilégient de plus en plus d’autres pôles économiques pour leurs investissements, cela constitue un signal d’alarme à prendre au sérieux», affirme Michael Steinmann, associé gérant de McKinsey Suisse avec qui Le Temps s’est entretenu la semaine dernière. Le rapport n’illustre pour le moment pas de perte de vitesse. Entre 2020 et 2025, la Suisse a conservé une part constante de 20% des flux d’implantation des grandes entreprises en Europe. Cela veut dire qu’une multinationale sur cinq a relocalisé une partie de ses activités dans un canton helvétique.


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