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Le temps des fêtes passé, le froid et le gris de l’hiver continueront de faire partie du quotidien des Canadiens pour quelques semaines encore. Comment éviter les bleus de l'hiver et trouver le bonheur dans cette saison froide? Voici des trucs d'experts et de Manitobains.
Le froid mord les joues des courageux Winnipégois qui patinent sur un petit anneau de glace à La Fourche, au centre-ville. Malgré le mercure qui frôle -25 °C, les sourires abondent entre les coups de patin.
On est toujours plus heureux à l’extérieur, même s’il fait froid, raconte Philip Raddel, qui aide son fils de 3 ans à enfiler ses patins. Le secret pour rester heureux, selon lui, est de rester actif en hiver et d’aller chercher tous les rayons de soleil possible.

Philip Raddell compte revenir à La Fourche pour profiter de la rivière gelée avec sa famille.
Photo : Radio-Canada
Avec le vent glacial, j’ai l’impression d’être vivant, raconte Erin Thiessen, venu faire des achats avec sa fille Zoé. Le secret du bonheur, selon elle? Passer du temps avec ma famille.
Des conseils simples, connus de tous, mais parfois oubliés, surtout quand le ciel est gris et qu'il fait froid, selon les experts.
Un Canada heureux
Le Canada s’en sort très bien selon les indices du bonheur, explique, en entrevue, le journaliste et écrivain belge Leo Bormans. Selon le récent Rapport mondial sur le bonheur (nouvelle fenêtre) (en anglais), le Canada se classe au 18e rang des pays qui figurent sur cette liste.

L'auteur Leo Bormans a écrit de nombreux ouvrages sur le bonheur et se considère comme l'ambassadeur du bonheur.
Photo : Fournie par Leo Bormans
L’auteur du Nouveau grand livre du BONHEUR explique qu'il ne s'agit pas seulement d'une question de richesse : C’est surtout la confiance sociale, la solidarité et l’équilibre entre liberté individuelle et souci des autres.
Après avoir questionné des centaines d’experts sur le sujet, Leo Bormans estime que la définition du bonheur s’éloigne de plus en plus de la possession de biens de valeur.
Les gens sont à la recherche d’un bonheur durable, selon l’écrivain. L’expression signifie qu’il faut avoir espoir en un monde meilleur, surtout en période d’instabilité, explique-t-il.
Toutes les recherches montrent que les optimistes vivent plus longtemps et sont plus heureux.
L’auteur incite donc à faire du bénévolat et à s’impliquer autour de soi : Un peu de gentillesse ne coûte rien, mais rapporte énormément.
La thérapie du rire
De son côté, la Franco-Manitobaine Rolande Kirouac aimerait que les Canadiens pimentent leur quotidien d'une bonne dose de rire.
Celle qui a fondé le Club du rire du Manitoba au début des années 2000 croit qu’il est difficile d’être malheureux avec un sourire.
La Winnipégoise souligne l’importance d’être capable autant de pleurer que de rire. Il faut vivre les émotions et se permettre de rire pour apporter de l'équilibre dans notre vie, affirme-t-elle.
Son deuxième constat se rapproche de la pensée de Leo Bormans, quand elle explique qu'il ne faut pas oublier que l'énergie est contagieuse.
L’énergie négative est beaucoup plus forte que la positive, estime-t-elle, et il faut donc pluieurs actions positives pour contrebalancer ou effacer une énergie négative. Le bonheur est variable, d'où l'importance de partager notre bonheur lorsqu’il est présent, selon Rolande Kirouac.
Saisir l'hiver à pleines mains
Un autre constat qui ressort de la quête vers le bonheur hivernal est qu’il n’arrivera pas tout seul. Même lorsqu’il fait beau, c’est parfois difficile de trouver la motivation pour aller dehors, indique Michael Vith, qui patine à La Fourche.

Michael Vith pratique le vélo d'hiver pour profiter du soleil malgré le froid.
Photo : Radio-Canada
Le jeune homme qui a grandi dans un pays chaud est maintenant fier de l’hiver canadien. Il faut vraiment faire l’effort d’embrasser l’hiver, ajoute-t-il.
Il faut faire des actions concrètes pour être heureux, selon Marc Blais, professeur au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal et directeur de recherche au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.
Il y a plein de microgestes qui peuvent amener à des changements plus larges, explique le professeur. Un simple salut dans la rue ou une conversation dans l’ascenseur peuvent faire la différence.
Une des clés du bonheur est d’investir du temps dans nos relations personnelles, explique-t-il. Il faut prendre le temps de réfléchir à nos relations et trouver les choses qui nous rendent heureux.
Le sujet sur lequel la population et les scientifiques devraient se pencher maintenant est la culture autochtone, selon Marc Blais. Je crois que les Premières Nations ont beaucoup à dire [sur le bonheur] et ont beaucoup à nous apprendre, conclut-il.


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