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La GRC a confirmé lundi qu’elle mène une enquête sur l’ancien ministre du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard à la suite d’un don présumé, au montant de 100 000 $, qui aurait été fait par un promoteur à un groupe communautaire de la circonscription d’Évangéline-Miscouche, que représente M. Arsenault.
Gilles Arsenault a été démis de ses fonctions de ministre du Développement économique, du Commerce et de l’Intelligence artificielle ainsi que de ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, le 28 mars. Peu après, il a été expulsé du caucus progressiste-conservateur. Il siège maintenant comme député indépendant.
Lundi, un porte-parole de la GRC a confirmé que la situation fait l’objet d’une enquête, sans toutefois fournir plus de détails.
Selon ce qui est allégué, M. Arsenault aurait approuvé un don de la part d’un promoteur de Summerside, qui avait demandé l’autorisation de mener des travaux dans une zone humide à l’automne 2024. Le permis pour ces travaux a été octroyé le 31 octobre de la même année. Il y aurait eu aussi un versement de 406 000 $ en guise de compensation pour les 11 hectares (27,1 acres) de terres humides.
Le 28 octobre 2025, M. Arsenault a rencontré des représentants des promoteurs qui ont demandé l’autorisation d’effectuer des travaux sur 2,4 à 2,8 hectares (6 à 7 acres) de terres humides en plus de la zone sur laquelle les travaux avaient initialement été approuvés.
Le premier ministre Rob Lantz a affirmé le mois dernier que M. Arsenault avait donné son accord verbal pour ces travaux. Le promoteur et M. Arsenault n’ont pas la même version des faits quant à savoir si le don, versé au Comité Diversité et Équité, a été fait en échange de l’approbation pour ces travaux.
Le 28 janvier dernier, le promoteur a effectué un virement de 100 000 $ au Comité Diversité et Équité.
Le mois suivant, après avoir reçu une information selon laquelle le promoteur travaillait dans une zone humide non autorisée, les inspecteurs ont fait le suivi auprès des représentants, qui ont indiqué que l’autorisation avait été accordée par le ministre et qu’une compensation avait été versée.
Le ministère des Terres et de l’Environnement a ordonné un arrêt des travaux le 27 février.
Dans une déclaration émise lundi, le bureau du premier ministre Rob Lantz a insisté sur l’importance pour la GRCde faire son travail pour établir les faits, et ce, dans les plus brefs délais .
Cette affaire doit être prise au sérieux et faire l’objet d’un examen indépendant, a poursuivi le bureau du premier ministre avant d’ajouter que le premier ministre s’en remet au travail de la GRC et ne formulera aucun autre commentaire le temps que durera cette enquête.
Avec des renseignements de Lucas McInnis, de CBC


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