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Brijesh Kalpeshkumar Patel, reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement trois personnes au parc aquatique Magic Mountain, sort de prison en attendant que son appel soit entendu.
Ce résident Halifax de 27 ans a été condamné à la mi-septembre à 23 mois d’emprisonnement pour une série d’infractions commises le 7 juillet 2024.
Il était de retour au palais de justice de Moncton, mercredi après-midi. Il portait des vêtements en coton ouaté bleu et était menotté. Une interprète s’est assise à côté de lui pour l’aider à suivre les procédures en les traduisant de l’anglais en hindi.
Au terme de l'audience, la juge Christa Bourque a accepté de le libérer jusqu’à son appel. Elle lui a imposé une longue liste de conditions. Il lui est notamment interdit de boire de l’alcool, d'aller au parc Magic Mountain et de se rendre seul dans des lieux où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.
La juge a tranché que ses motifs d’appel ne sont pas frivoles et que rien ne laisse croire qu'il risque de s’enfuir. Elle a aussi déterminé que, compte tenu du fait qu’elle lui impose de nombreuses conditions, sa remise en liberté ne risque pas de miner la confiance du public dans le système de justice.
Brijesh Kalpeshkumar Patel pourra donc retourner parmi ses proches en attendant son appel, qui sera entendu à une date ultérieure en Cour du Banc du Roi.
Il ne pourra pas sortir de son domicile, sauf pour se rendre au travail. Il pourra aussi sortir de chez lui pendant quatre heures, le dimanche après-midi, afin de faire des commissions.
La défense va braquer les projecteurs sur des incohérences
Mercredi après-midi, l’avocat de Brijesh Kalpeshkumar Patel, Bruce Phillips, a résumé certains arguments qui seront présentés en appel pour tenter de faire invalider le verdict de culpabilité. Il l’a fait pour convaincre la juge que la démarche de son client n’est pas frivole.

L'audience a eu lieu mercredi après-midi en Cour du Banc du Roi à Moncton (archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Bruce Phillips a affirmé que des témoins de la Couronne ont tenu des propos contradictoires pendant le procès et que le juge ne les a pas abordés dans sa décision.
Selon lui, ces contradictions – qui portent sur la chronologie des actions d’une victime pendant et après les attouchements qu’elle a subis dans un grand bain tourbillon – minent la crédibilité de ces témoignages.
Bruce Phillips a avancé que, si l’on accepte ces témoignages sans les remettre en question, on accepte que la victime se soit retrouvée à deux endroits au même moment.
La procureure de la Couronne, Malika Levesque, s’est opposée à cette façon de voir les choses. Elle a avancé que les contradictions mises en lumière par la défense sont tout à fait périphériques et qu’elles ne minent pas le récit des témoins.


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