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L’Abitibi-Témiscamingue se classe au 4e rang au Québec pour le plus grand taux d’infractions liées à l’obligation de s’arrêter au signal d’un autobus scolaire.
Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) rendues publiques par la Fédération des transporteurs par autobus, 17 constats d’infraction ont été remis en 2024 à des conducteurs de la région, soit le double de l’année précédente.
Ce taux de 11,33 infractions par 100 000 habitants est supérieur à la moyenne provinciale (10,10 cas). Seules les régions de Laval (16,15), de Montréal (14,91) et des Laurentides (14,15) affichent de pires rendements.
Directeur général du Groupe Maheux, Nicolas Maheux soutient que ces données confirment ce que les conducteurs perçoivent au quotidien sur le terrain.

Nicolas Maheux, d'Autobus Maheux. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard
On ne doit pas se mettre la tête dans le sable, c’est possible qu’ici, en région, on ait des comportements plus à risque, autant sur certaines routes provinciales que dans les rues de nos villes, fait-il valoir. Mais les chiffres peuvent aussi refléter que les autorités de la région sont proactives et interviennent beaucoup dans les zones scolaires, ce qui amène plus de constats d’infraction. La collaboration que nous avons avec la SQ [Sûreté du Québec] et le contrôle routier est excellente.
Nicolas Maheux se dit particulièrement préoccupé de constater que plus de la moitié des infractions liées au non-respect du signal d’arrêt d’un autobus scolaire ont été commises par des conducteurs âgés de 24 à 44 ans.
C’est alarmant, parce que c’est une hausse de 26 % depuis 2020, et c’est une tranche d’âge où les gens ont souvent des enfants d’âge scolaire, qui se retrouvent dans les autobus. C’est un peu surprenant, ajoute-t-il.
Cette sortie de la Fédération des transporteurs par autobus coïncide avec le lancement de la 38e campagne de sensibilisation M’as-tu vu?, qui se déploie au Québec jusqu’au 6 février.
C’est l’occasion à ce moment-ci de l’année, avec des routes glacées, des gens plus fatigués, où l’attention est peut-être plus difficile, de rappeler qu’il faut faire preuve de prudence dès qu’on voit un véhicule jaune, ajoute Nicolas Maheux. Oui, on trouve ça parfois décourageant de devoir répéter le message et de voir encore des gens pressés autour de nos autobus, mais on est tous humains, et c’est normal d’avoir parfois besoin d’un rappel. C’est la vie de nos enfants qui en dépend.


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