Vendredi soir, l’Asse avait rendez-vous avec la pop. «Pop» au sens planétaire et pailleté du terme, pop comme six semi-remorques de décors et une wagonnée de tubes, pop comme Katy Perry. En s’offrant cette pointure américaine, prêtresse du mainstream et des années 2010, Paléo promettait feux d’artifice, gloss cerise et teenage dreams. Mais en se frayant un chemin dans la foule compacte, à la nuit tombée, on se retrouve finalement face à une avant-scène de 10 mètres de long… et un bureau.
Un ordinateur, un smartphone, une banane et même une bouteille d'eau … géants. On comprend mieux les semi-remorques. Après un appel vidéo où Katy Perry feint d’être en retard, et en rade de batterie, elle débarque dans ce tableau surdimensionné – Alice au pays de l’open space. Le concept, un peu corporate, nous échappe, d’autant que la chanteuse répète être «out of office». Mais qu’on se rassure, le glamour-kitsch n’est pas loin: la cravate de la star, un drapeau américain, est couverte de strass, et les faux bodybuildeurs qui l’accompagnent se fendent d’une chorégraphie.


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