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TRIBUNE - La faiblesse des peines prononcées contre Abdelhakim Sefrioui, Brahim Chnina et les autres accusés dans le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty envoie un très mauvais signal pour notre République, déplore l’essayiste*.
Passer la publicité* Joachim Le Floch-Imad est enseignant, essayiste et auteur de « Main basse sur l’Éducation nationale. Enquête sur un suicide assisté » (Éditions du Cerf, 2025).
Il est des procès qui dépassent de loin les individus qu’ils jugent et engagent le destin d’une nation tout entière. Par la portée politique des faits et leur gravité sans précédent - la décapitation d’un professeur et, pour citer l’avocat Thibault de Montbrial, « l’application littérale de la charia sur le territoire français » -, le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty appartenait à cette catégorie.
Aussi était-il naturel que les regards se tournent, ce lundi, vers le palais de justice de Paris. Ceux des proches de Samuel Paty, d’abord : ses parents, Bernadette et Jean, venus dire à la barre l’atrocité de la perte d’un fils, leur écœurement face au déni des prévenus et l’impossibilité - encore, peut-être à jamais - de faire leur deuil. Son ex-compagne, Jeanne, et son fils Gabriel, qui, selon les mots bouleversants…


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