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TRIBUNE - Les députés ont approuvé, ce 7 juillet, un texte en faveur de la présomption de légitime défense d’un policier ou d’un gendarme qui ferait usage de son arme à feu. Pour l’expert en sécurité intérieure*, cette loi va dans le bon sens car une démocratie ne peut se caractériser par une suspicion systématique envers ceux qui la défendent.
Passer la publicité*Éric Delbecque est expert en sécurité intérieure. Il est notamment l’auteur de « Irresponsables. Dix ans après Charlie Hebdo » (Plon, 2025).
La controverse autour de la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre révèle une difficulté plus profonde que la seule modification du droit. Elle dit quelque chose de notre rapport contemporain à l’autorité, à la violence et, au fond, à l’État lui-même. La République confie à quelques-uns le droit exceptionnel d’exercer la force en son nom. Mais ce n’est pas un privilège, c’est un fardeau, une responsabilité… Le policier ou le gendarme accepte de faire face à des situations dont l’immense majorité de nos concitoyens sera heureusement préservée toute sa vie : affronter un terroriste, arrêter un criminel armé, neutraliser un forcené, protéger des victimes en mettant en jeu sa propre existence.
Nous exigeons d’eux qu’ils n’hésitent pas lorsque chaque seconde compte. Nous leur demandons de faire preuve d’un discernement…


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