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TRIBUNE - Alors que Jean-Noël Barrot a appelé, le 28 juin dernier, le futur président de la République à organiser un référendum dès les premiers jours de son mandat, la classe politique semble redécouvrir l’arme du vote populaire, pointe l’analyste d’opinion à l’observatoire Hexagone, qui y voit une tentative de relégitimer un pouvoir affaibli.
Passer la publicitéPrivé de toute autorité naturelle, le personnel politique tente désormais de se tourner vers le peuple pour imposer ses idées. La multiplication des appels au référendum, sur des sujets très divers, vise à capter une part de l’aura que conserve encore la souveraineté populaire en France. Le problème est que cet appel à l’expression directe des Français risque de se heurter aux procédures juridiques lourdes qui étouffent notre démocratie au lieu de la protéger, et d’accentuer encore un peu plus la crise politique.
Dernière proposition en date : celle de Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, qui appelle le futur président de la République à consulter les Français dès les cent premiers jours, sans définir les sujets qu’il aimerait voir soumis au vote. Une proposition symptomatique de l’embarras dans lequel se trouve la classe politique après dix ans de macronisme, marqués par des réformes freinées par les corporatismes et par l’absence de légitimité claire des élus pour s’imposer…


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