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VIDÉO - L’étudiante, aperçue dans «La Grande Confrontation» face à David Lisnard sur LCI, est revenue ce mardi sur les critiques faites quant à certains de ses privilèges.
Cette semaine encore, «La Grande Confrontation» a propulsé un jeune visage sous les projecteurs. Présentée par David Pujadas sur LCI, l’émission donne à plusieurs téléspectateurs l’occasion de venir interroger en plateau l’invité politique du jour. Ce lundi, David Lisnard s’est prêté à l’exercice. Parmi les intervenants figurait Lola-Fleur Whittaker, étudiante à Sciences Po. Et force est de constater que la jeune femme avait bien choisi son émission.
Plusieurs séquences ont ainsi fait grande impression sur les réseaux sociaux. La première concerne un échange tendu survenu avec le candidat à l’élection présidentielle sur le massacre de nombreux Algériens le 17 octobre 1961. La seconde porte sur une déclaration de la jeune femme qui affirme que sa mère, professeure d’anglais, traverse des difficultés financières et serait ainsi «obligée d’apporter un paquet de gâteau» tous les jours au travail car la cantine coûterait trop cher. Des déclarations remises en cause par certains internautes, lui reprochant de ne pas assumer ses privilèges.
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Quelques heures seulement après son intervention sur la chaîne d’information du groupe TF1, Lola-Fleur Whittaker s’est saisie de son téléphone, afin de répondre point par point à ces critiques. «Je ne suis absolument pas là pour faire du misérabilisme. Je suis très chanceuse, très bien entourée et je suis extrêmement reconnaissante. Maintenant, je suis rentrée dans le personnel hier et je comprends que ça interroge», a-t-elle d’abord lancé à ses 14.000 abonnés sur Instagram. «J’habite chez ma mère avec mes trois frères et sœurs. J’entends beaucoup parler de mon père. Clairement, vous avez plus d’infos que moi à son sujet parce qu’il n’est plus dans ma vie depuis quelques années. On oublie souvent à quel point c’est difficile pour les familles monoparentales qui ne sont en rien une exception. Il y a un quart des familles qui sont des familles monoparentales et à 80, 90 % évidemment, ce sont des mères seules» a-t-elle poursuivi.
Concernant sa mère, elle révèle que cette dernière serait, à chaque fin de mois, à découvert : «Encore une fois, ce n’est absolument pas une exception. C’est le cas pour 30 % des Français. Ma mère ne va pas acheter les sacs-poubelle chez Lidl, elle va chez Action parce que c’est moins cher que Lidl. Et ça, c’est un exemple parmi tant d’autres.»
« J’ai énormément de chance et de privilèges »
La jeune femme revient aussi sur le coût de sa scolarité en Angleterre où elle a obtenu un Bachelor en politique et relations internationales à l’Université de Manchester. Un diplôme prestigieux qui lui aurait coûté 9 000 livres par an, soit environ 10.600 euros. «Je suis Britannique, je n’ai jamais vécu en Angleterre, donc je tenais à aller faire mes études là-bas. Déjà, j’ai entendu des trucs sur 29.000 livres par an. Vu que j’ai la nationalité, dans mon cas, c’était 9 000 livres par an, ce qui est très cher, qu’on soit bien clair, mais il y a quand même un petit gap. Ce n’est pas maman et papa qui me payaient mes études. J’ai fait un prêt. Je suis endettée jusqu’au cou», a-t-elle confié.
Avant d’ajouter : «Comme beaucoup l’ont souligné, je travaillais en parallèle à mes études. Je considère que les étudiants ne devraient absolument pas avoir à travailler. Je donnais des cours de français. Je ne me suis absolument pas fait 90.000 balles ou je ne sais pas quoi, comme certains ont pu le dire. J’ai commencé à donner mes cours, ils étaient gratuits, pour justement récupérer des élèves. Ensuite, ils sont passés à 10 €, 12 €, 20 € de l’heure. Cet argent servait à me nourrir et payer mon abonnement téléphonique, des choses du quotidien.»
Dans sa vidéo longue de plusieurs minutes, Lola-Fleur Whittaker affirme ensuite être boursière échelon 7 soit le niveau le plus élevé. Beaucoup avaient également reproché à la proche de La France Insoumise, ses photos de vacances aux quatre coins du monde, notamment en Grèce, en Égypte ou encore en Malaisie. Une polémique sur laquelle elle est à nouveau revenue. «J’ai été très souvent invité en vacances. J’ai dû supprimer mes photos. Ce n’est absolument pas par honte. C’est juste que je recevais des commentaires sexistes et ignobles sur mon physique».
«Je suis Parisienne, je suis bilingue, j’ai grandi dans une famille avec les bons codes, avec des livres. C’est horrible de le dire mais c’est aussi pour ça qu’aujourd’hui je suis invitée sur les plateaux télé», a-t-elle encore raconté. Avant de conclure : «J’ai énormément de chance et de privilèges. Bref, renseignez-vous avant de parler.» La vidéo a, pour l’heure, été visionnée par plus de 150.000 personnes sur Instagram.


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