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La responsable de l’UNI Bordeaux a une nouvelle fois marqué les esprits pendant un débat. Au point même de faire face avec aplomb au maire de Béziers dans «100% Mabrouk».
Passer la publicité Passer la publicitéLe sommaire promettait un choc des générations. Ce mercredi 21 octobre, Sonia Mabrouk organisait sur BFMTV un dialogue entre Robert Ménard et deux représentants de la jeunesse aux mouvances opposées. Marius Mesnil, cosecrétaire général de l’Union syndicale lycéenne (USL) et Louise Montangon, responsable UNI de Bordeaux. Mais c’est un choc tout court qu’a asséné la jeune femme récemment médiatisée à tout le plateau.
Le maire de Béziers a d’abord confronté séparément les deux jeunes invités avant qu’ils se soient réunis dans «100% Mabrouk». Sonia Mabrouk fait office d’arbitre dans ce débat autour des revendications des lycéens, éclipsées par les violences survenues en marge des manifestations de ce week-end. «Nous avons des revendications que nous pouvons partager, mais le mode d’expression, ça par contre, on ne le partage pas du tout. Vous ne respectez rien, vous bordélisez tout et depuis trop d’années», dénonce Louise Montangon en direction de son adversaire. Car plus tôt dans la journée face au ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, l’USL a refusé de s’exprimer sous prétexte que Rubens Strachan, délégué national de l’UNI, était présent.
Une version assumée ce soir par Marius Mesnil qui accuse l’UNI d’avoir dans ses rangs «des gens qui font des saluts nazis et qui ont frappé des militants de gauche». «Et puis on est le GUD aussi», s’insurge Louise Montangon en citant le groupuscule d’ultradroite dissous par le gouvernement en 2024 avant d’ajouter avec une pointe d’ironie : «Et puis, on va vous manger bientôt ! Il faut arrêter votre délire». «Je ne suis pas là pour les leçons de morale. Donc on va avancer sur le débat sur le mouvement lycéen», ajoute-t-elle avec autorité.
«Louise, je vais juste essayer de finir…»
De l’autre côté de la table, Robert Ménard peine à intervenir. Il jette quelques regards à Sonia Mabrouk pour espérer, il faut le dire familièrement, en placer une. Le maire de Béziers tente de tempérer les humeurs sur le plateau, mais très vite il est de nouveau interrompu par les deux militants. «Louise, je vais juste essayer de finir…», déclare Robert Menard. «Oui, oui, essayons donc. Essayez parce que vous avez à côté de vous quelqu’un qui ne peut pas s’empêcher d’insulter les gens d’extrême droite ou de nazi ou de descendant du GUD. Vous pensez sincèrement que le débat est possible ?», lui rétorque la jeune femme, également encartée au RN. «Rassurez-moi, il n’y a pas de nazi sur ce plateau», commente Sonia Mabrouk.
«Je peux finir ma phrase ?», poursuit calmement Robert Ménard. Mais Louise Montangon est très remontée : «Vous avez de la patience, c’est louable avec ces gens-là». «Ne vous fichez pas de moi», lui répond Robert Ménard qui arrive, finalement, à dérouler son argumentaire.


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