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Par Sarah Lecoeuvre
Publié le 22/09/2026 à 08h27, mis à jour le 22/09/2026 à 08h30

VIDÉO - Invité dans «Quotidien» lundi soir, l’humoriste de 30 ans a été interrogé sur ses intentions dans le débat public durant la campagne présidentielle à venir.
Lundi soir, dans la toute dernière partie de l’émission présentée par Yann Barthès, Paul Mirabel était invité pour promouvoir Paul, la série, une fiction centrée autour de lui et qui sera disponible sur Prime Vidéo le 2 octobre prochain. En fin d’entretien, la chroniqueuse Salhia Brakhlia s’est autorisé une question d’actualité. «On s’engage dans une période où les artistes vont être sollicités dans le débat politique, est-ce que toi tu vas y aller ou tu vas t’abstenir ?», a-t-elle demandé à l’humoriste. Long silence puis bégaiements. L’intéressé prend le temps pour répondre.
«J’ai l’impression que j’aurais du mal en tant que…, débute-t-il avant de se reprendre. On est artiste mais j’ai l’impression qu’avant tout, je suis citoyen français de 30 ans qui habite à Paris. Derrière l’artistique, j’ai des convictions et des choses qui me font peur. Je n’aurais peut-être pas répondu ça il y a quelques années mais là, je me sentirais mal de ne pas faire barrage ou de ne pas dire que je suis contre certains partis qui prônent la diversi…», poursuit-il en commettant un malheureux lapsus sous les rires du public. «Pardon, la division et le non vivre ensemble», se corrige-t-il. «Pour être clair, quel parti tu vises ?», renchérit l’ex-matinalière de franceinfo et présentatrice de «C dans l’air».
Paul Mirabel ne souhaite pas répondre par des mots et préfère la gestuelle, en indiquant la direction de sa droite par son pouce. «Un certain côté qu’on n’aime pas trop et voilà», ajoute-t-il, ciblant le Rassemblement national. Yann Barthès lui fait alors remarquer qu’il s’agit de la gauche des téléspectateurs qui sont derrière leur écran. Paul Mirabel change alors de côté pour que ce soit à leur droite. Et tient encore à rappeler : «Il y a tellement de priorités actuellement qu’on devrait plutôt chercher à se rassembler plutôt qu’à nous diviser. Tous les discours politiques de haine, je peux d’une quelconque façon m’y opposer et je le ferai avec grand plaisir».
Il n’est pas le premier artiste à s’engager d’ores et déjà, à huit mois du premier tour de l’élection, à faire barrage au parti de Marine Le Pen. Récemment, le judoka Teddy Riner et l’actrice Adèle Exarchopoulos se sont exprimés en ce sens.


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