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«Tout le monde voulait me garder sauf elle» : Thomas Legrand tacle Sibyle Veil après son éviction de France Inter

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Publié le 21/09/2026 à 21h47, mis à jour le 21/09/2026 à 21h54

Thomas Legrand dans «Quotidien»

Thomas Legrand dans «Quotidien» Capture d'écran

Le journaliste était l’invité de «Quotidien» ce lundi 21 septembre. L’occasion pour lui d’évoquer son départ de la station publique et de régler ses comptes avec la présidente de Radio France.

Une éviction qui a du mal à passer. Thomas Legrand, invité de Yann Barthès dans «Quotidien» ce lundi 21 septembre à l’occasion de la sortie de son livre Arrêtons (vraiment) d’élire des présidents aux éditions Stock, est revenu sur sa fin de contrat sur France Inter. Cette dernière intervient à la suite de la diffusion, en septembre dernier, d’une vidéo compromettante de lui et Patrick Cohen tenant des propos litigieux à l’égard de l’ex-ministre de la Culture, Rachida Dati.

Et si son confrère opérant également dans «C à vous» est toujours à l’antenne, ce n’est plus le cas de Thomas Legrand. «Ça me manque un petit peu, mais ce n’est pas très grave», a-t-il répondu face à l’animateur de «Quotidien». Et de poursuivre en développant les raisons : «La présidente de Radio France écoute trop les politiques. Il y a tellement de pression sur Radio France, sur France Inter, qu’il faut avoir les épaules, être un peu solide. Ça a manqué un peu de solidité», a exprimé d’entrée Thomas Legrand.

Regarder la vidéo Le journaliste Thomas Legrand se dit victime d’une «campagne extérieure, mensongère et manipulatrice»

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À l’aise dans son rôle d’intervieweuse, Salhia Brakhlia s’est chargée également de transmettre un message de Sibyle Veil : «Elle a trouvé que vous faisiez un peu trop le martyr de l’indépendance de l’audiovisuel public.» L’éditorialiste politique n’a pas caché sa surprise. «Ah bon ? Pourquoi je fais le martyr ?» a-t-il questionné avant d’embrayer : «J’ai été piégé. Il y a eu des montages qui m’ont fait dire n’importe quoi, j’ai été bâché par toute la bolosphère, j’ai été menacé de mort, ma femme aussi. Est-ce que je pleurniche ? Pas du tout ! J’ai fait un livre sur autre chose.»

Bien décidé à avoir le fin mot de cette histoire, Yann Barthès a demandé sans forme supplémentaire : «Vous avez été viré de France Inter ?» «On peut dire que j’ai été viré de France Inter», a confirmé Thomas Legrand et d’ajouter en raillant : «Par manque de colonne vertébrale. Et puis la façon dont elle dit que je me martyrise, c’est super élégant.» Et si le moins que l’on puisse dire est que ses relations avec la présidente de Radio France ne sont pas aux beaux fixes, l’ancien chroniqueur a martelé son appartenance. «Je défends France Inter. Il faut continuer à écouter France Inter, c’est une radio pluraliste. […] J’y ai beaucoup d’amis. Je sais que France Inter voulait me garder, ils m’ont proposé jusqu’au dernier moment des choses en me demandant de me débrouiller avec Sibyle Veil parce que c’était elle qui ne voulait pas», a-t-il déclaré en acquiesçant la phrase de Yann Barthès qui lançait le fait que «tout le monde voulait le garder sauf elle». «Mais c’est la cheffe», a-t-il conclu et ajoutant : «Et je l’embrasse.»

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