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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 21/10/2026 à 10h29, mis à jour le 21/10/2026 à 10h43
L’ancien premier ministre a estimé mercredi sur France 2 que le départ du chef de l’État n’était pas «le plus opportun» après les violences du week-end. Il a toutefois salué les couvre-feux et les renforts annoncés par le gouvernement, tout en jugeant ces mesures tardives.
Passer la publicité Passer la publicitéÉdouard Philippe a jugé mercredi que le maintien de la tournée d'Emmanuel Macron dans le Golfe, malgré les manifestations et les violences du week-end dernier, n'était pas la décision «la plus opportune» et n'avait pas été «compris».
«Je ne suis pas sûr que ça ait été compris par les Françaises et les Français», a dit sur France 2 l'ancien Premier ministre, désormais candidat Horizons à l'élection présidentielle. «Je pense que la décision du président de la République de quitter le territoire, à ce moment-là, n'était pas la plus opportune», a-t-il ajouté.
Édouard Philippe a regretté que le président se soit exprimé à la télévision dimanche soir alors que des pillages étaient encore «en cours», «qu'on annonce finalement pas grand-chose et qu'on confirme qu'on va partir du territoire». Le maire du Havre a en revanche salué les couvre-feux et la «mobilisation de moyens supplémentaires» pour «permettre le retour à l'ordre». «Le gouvernement a pris la mesure de cet effarement, de cette colère, de cette consternation, et il est en train de prendre des mesures qu'on aurait aimé voir prises auparavant», a-t-il dit.
Éviter de nouvelles «scènes de chaos»
Édouard Philippe avait déjà réagi très sèchement dimanche à l'allocution du président, disant qu'il aurait «préféré (...) des décisions et des initiatives permettant le retour à l'ordre et le rétablissement de l'autorité de l'État, la sanction des pilleurs et des casseurs ainsi qu'une méthode détaillée pour rétablir la discussion avec les lycéens et les organisations syndicales», et affirmant que le pays avait «besoin d'être commandé».
D'autres appels à manifester ont été lancés pour les prochaines semaines. Un représentant de la coordination des gilets jaunes du 17 octobre a indiqué mercredi avoir déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris. Édouard Philippe a appelé à éviter le retour de «scènes de chaos». «Ce n'est pas un risque théorique, on l'a vu samedi et dimanche. Essayons d'éviter que ça recommence.»


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