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Par F. TDL
Le 18 mai 2026 à 12h30
L’entraîneur nantais a tenté de raisonner les supporters du club qui ont envahi la pelouse peu après la 20e minute de jeu, rappelant son triste passé lors des guerres de Yougoslavie dans les années 1990.
Passer la publicité Passer la publicitéUn adieu d’une grande tristesse. Vahid Halilhodzic entraînait pour la dernière fois de sa carrière ce dimanche lors de Nantes-Toulouse. Le natif de Jablanica, en Bosnie-Herzégovine, a déploré l’attitude de centaines de membres de la Brigade Loire, qui ont envahi la pelouse de la Beaujoire peu après la 20e minute de jeu, pour protester contre la situation du FCN. «C’est une situation dramatique, c’est triste, le club ne mérite pas ça, un monde s’écroule sur moi», a-t-il regretté, très ému, en conférence de presse d’après-match.
Le technicien nantais a directement tenté d’aller voir les supporters en question pour essayer de les dissuader de continuer leurs actions (lancers de fumigènes, occupation de la pelouse) lâchant plusieurs fois des «pas ça merde». «Coach Vahid», très en colère, a fini par être évacué par des membres des forces de sécurité, même s’il «aurait aimé aller vers les supporters pour dire stop», avant que le match ne soit définitivement interrompu.
«N’y allez pas, il y a des malades»
Halilhodzic a été aperçu dans les travées du stade, en larmes. Il a plusieurs fois tenté d’aller raisonner les ultras des Canaris, demandant si ce n’était «pas la peine d’aller parler ?», en étant refoulé instantanément. «C’est trop dangereux. Regardez, ils sont en train de se foutre sur la gueule, n’y allez pas. Il y a des malades», lui ont intimé plusieurs membres chargés de la sécurité de l’enceinte.
Alors que la situation devenait de plus en plus chaotique - des supporters lançaient des sièges, des fumigènes et des gobelets sur la pelouse et les CRS tentaient de les calmer - Vahid Halilhodzic a lancé : «Moi, je connais la guerre, ça, ce n’est rien», faisant référence au conflit qui a ravagé la Yougoslavie dans les années 1990 et dont il a été victime.
Il avait par exemple assuré en 2003 au Parisien avoir perdu tous ses biens en une journée, en rappelant sa fierté d’avoir «aidé mes compatriotes. J’ai mis ma vie en danger. Je me demande comment je suis sorti vivant de cette guerre». Le Franco-Bosnien était revenu entraîner Nantes, club auquel il est très attaché, le 10 mars. À 74 ans, c’était l’ultime défi d’une longue carrière de joueur puis surtout d’entraîneur. On comprend donc mieux sa frustration, à la suite de son probable dernier match sur un banc.


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