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Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré jeudi que les questions en suspens avec le Canada étaient « assez difficiles à résoudre » alors que la réunion des ministres du Commerce du G20 s’achevait à Milwaukee.
M. Greer et le ministre canadien du Commerce international, Maninder Sidhu, ont eu un entretien en tête-à-tête mercredi lors du sommet. M. Sidhu a indiqué avoir abordé avec son homologue américain la question des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis, ainsi que d’autres sujets, tels que les réformes de l’Organisation mondiale du commerce.
S’adressant aux journalistes jeudi, M. Greer a indiqué que les points de discorde entre les deux pays persistaient.
« Nous menons bien sûr des discussions techniques avec les Canadiens. La réalité est qu’il reste quelques points à éclaircir qui s’avèrent assez compliqués à résoudre », a-t-il dit.
On a demandé à M. Greer si les États-Unis menaient des discussions techniques avec les constructeurs automobiles américains au sujet de l’imposition d’un droit de douane de 50 % sur le secteur automobile canadien à compter du 1er janvier, en l’absence d’accord entre les deux pays.
Il a répondu que la politique commerciale américaine était axée sur la relocalisation de la production.
Interrogé sur le fait que le Canada et d’autres pays profitent de cette réunion pour discuter d’autres accords commerciaux, le représentant américain a certifié qu’il n’y voyait pas d’inconvénient, mais a insisté sur le fait qu’ils ne pouvaient pas remplacer les États-Unis en tant que client.
« Quand on entend dire que le Canada et l’Union européenne pourraient, d’une manière ou d’une autre, trouver davantage de demande sur leurs marchés intérieurs, je tiens à préciser qu’il s’agit de territoires à très faible croissance. Et une faible croissance plus une faible croissance, ça reste une faible croissance », a lancé Jamieson Greer.
« Nous n’avons donc absolument rien contre le fait que des pays tentent de trouver d’autres acheteurs pour écouler leur surplus de production. Ça ne nous dérange pas. Nous essayons en fait d’augmenter notre production nationale. »
Évoquant les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis sur Bloomberg News jeudi matin, M. Greer a déclaré que l’administration du président américain, Donald Trump, était disposée à conclure un accord avec le Canada, mais qu’elle n’était « pas encline à aller jusqu’à la suppression totale des droits de douane ».
M. Greer a ajouté que la question restait de savoir si le Canada était prêt à « dire oui à certains de ces points ».
Il a ajouté que son principal interlocuteur dans les négociations commerciales était le ministre du Commerce canado-américain, Dominic LeBlanc, et a précisé qu’ils s’entretenaient fréquemment.
Le représentant américain au commerce a critiqué ses homologues du G20 pour leur incapacité à parvenir à une déclaration consensuelle lors de la réunion sur le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement.
« Croyez-le ou non, certains pays du G20 ne souhaitent pas s’engager à interdire l’importation de marchandises fabriquées par le recours au travail forcé », a-t-il affirmé.
Les États-Unis ont imposé des droits de douane de 10 % à 60 économies, dont le Canada et l’Union européenne, après avoir estimé qu’elles n’avaient pas pris les mesures adéquates pour éliminer le travail forcé de leurs chaînes d’approvisionnement plus tôt cette année.
Maninder Sidhu devait tenir jeudi des entretiens officiels en tête-à-tête avec ses homologues de l’Union européenne, de l’Inde et du Brésil.
À la veille du sommet, M. Sidhu a indiqué que les principales priorités du Canada pour cette réunion consistaient à faire avancer un accord sur le commerce numérique avec l’Union européenne, à faire progresser les négociations avec le bloc commercial sud-américain du Mercosur et à travailler sur un accord de partenariat économique avec l’Inde.
Mercredi, M. Sidhu a tenu des réunions officielles avec ses homologues français, australien et turc.
La réunion de Milwaukee se tient en amont du sommet annuel du G20 prévu à Miami les 14 et 15 décembre.


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