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Le jeune homme à l’humour corrosif a fait ses débuts samedi dernier dans le talk-show sur France 2 pour remplacer Paul de Saint Sernin dans le public.
Passer la publicité Passer la publicité«On a un petit nouveau ce soir», s’exclame Léa Salamé en introduction de «Quelle Époque !» samedi dernier sur France 2. La présentatrice de l’émission désigne un jeune homme dans le public. Une veste ouverte en cuir sur épaules, un micro à la main, le visage crispé mais souriant, il s’agit de Léandre. Assis entre les spectateurs en haut des gradins du plateau, il tient le rôle de sniper, en remplacement de Paul de Saint Sernin, en tournée pour son spectacle.
«Vous allez voir il est très très drôle», promet Léa Salamé. Et ses débuts ont été remarqués, avec une punchline sur les vêtements des anciens animateurs de télévision, qui n’a pas manqué de faire réagir. Son homologue comique Ahmed Sylla a même failli quitter le plateau sous le choc de sa première saillie.
Le petit jeune qui monte
Léa SalaméLéandre a été invité dans «Quelle Époque !» en mars 2026. Léa Salamé l’avait trouvé «très très bon», rappelle-t-elle dans l’émission du 10 octobre. Elle le présentait comme «le petit jeune qui monte, qui fait marrer la France, et qui fait marrer mon producteur à mort», insistait-elle. L’humour du jeune homme peut être qualifié de cash, incisif et surtout autobiographique.
L’autodérision comme pilier de son humour
Léandre n’est pas un pseudonyme. Son prénom signifie «l’homme lion en grec», souligne le jeune homme dans le podcast «Small Talk» de Konbini. De son nom complet Léandre Villemaine, l’humoriste âgé de 23 ans a grandi à Tours. À douze ans, il est atteint d’alopécie et commence à perdre ses cheveux. À la fin du collège il est complètement chauve. Un temps, il porte une perruque, une casquette et se fait dessiner de faux sourcils pour aller à l’école. Il subit des humiliations, dont celle d’un professeur qui lui retire sa casquette. Au lycée, il qualifie sa personnalité d’«exubérante», «j’étais un petit rigolo, petit clown».
J’ai longtemps pensé que l’autodérision m’avait aidé
LéandreLéandre a peiné à accepter son apparence. Il ne sait pas si l’humour lui a permis de guérir de son mal-être. «J’ai longtemps pensé que l’autodérision m’avait aidé. Mais c’était une manière de continuer à me détester. À me répéter toujours “je suis moche” pour la blague, j’ai fini par en être persuadé», confie-t-il. «Maintenant je suis encore entrain de débunker (démystifier, NDLR.) ça. J’apprends à me trouver beau, c’est le combat de toute une vie», indique-t-il face à David Castello-Lopes dans «Small Talk».
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Une ascension fulgurante dans le stand-up
Il quitte l’école à 16 ans pour entrer à l’école de l’humour et des arts scéniques (EHAS) à Paris. À 18 ans, il participe au Grand Concours National de 2022 du Kandidator,un tremplin humoristique destinés aux jeunes talents, où il se fait repérer. Il se produit sur des petites scènes de comedy club, dont le Jamel Comedy Club. En mars 2025, il lance avec son ami humoriste Antony Guiliani le podcast «Safe Place», dans lequel le duo interviewe de façon embarrassante des personnalités.
Il participe également à un «roast» (style d’humour qui consiste à chambrer une personnalité) de stars du football dans l’émission «Dans la sauce» sur Netflix à l’été 2026. Depuis la rentrée, il réalise des chroniques radio dans la nouvelle émission de France Inter «Franche Culture» de Maïtena Biraben. Par ailleurs, du 3 septembre au 25 décembre, Léandre joue son one man show Privilégié à la Scène Parisienne. Un spectacle qu’il a commencé à écrire à 17 ans et où il y traite du sujet de l’acceptation de soi.


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