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Depuis cet été, plusieurs personnes ont planté leur tente en divers recoins de Sept-Îles. Elles posent leur abri de toile sur des terrains commerciaux, sur l’herbe d’espaces publics, dans le bas de la ville.
En raison de la complexité de l’itinérance qui a pris de l'ampleur au cours de la dernière année, Sept-Îles dit faire preuve de souplesse face à ces campements, même si, afin de faire respecter la réglementation municipale, la Ville doit parfois contraindre ces personnes à démanteler leur campement.
Quand c’est exposé au regard des enfants, soit près d’un parc ou d’une école, ou qu’il y a des comportements dérangeants, on est beaucoup moins tolérants.
Le maire Benoit Méthot explique que l'administration préfère intervenir au cas par cas, plutôt que d'adopter un règlement spécifique.
À l’inverse, quand il n’y a pas d’interaction avec les enfants ni d’enjeux de consommation ou de sécurité, on essaie d’être tolérants, continue-t-il.
Si des citoyens se plaignent d’un campement à la Ville, cependant, elle va alors faire appel au Rond-Point, ou à l’ÉMIPIC, une équipe de patrouilleurs accompagnés d’un intervenant communautaire. La personne dispose alors de 48 heures pour changer de place. Si elle refuse d’obtempérer, son campement est démantelé.
De son côté, l'organisme Le Rond-Point, qui intervient auprès des sans-abri, réclame plus de cohérence et d'indulgence.
L'organisme estime qu'il y a une cinquantaine, voire une soixantaine de personnes sans domicile à Sept-Îles, soit beaucoup trop pour les quelques places disponibles en hébergement d’urgence. Selon le Rond-Point, une ressource d'accueil permanente pourrait toutefois ouvrir d'ici la fin de l'année.


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