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Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent n'est pas surpris du nombre d'itinérants recensés dans la région et assure s'activer pour accompagner ces personnes.
Le CISSS s'attendait aux constats que l'on retrouve dans le rapport sur le dénombrement des personnes itinérantes dont les résultats ont été dévoilés jeudi.
Selon ce dénombrement, mené le 15 avril 2025 dans toutes les régions du Québec, on compte 143 personnes sans domicile fixe au Bas-Saint-Laurent.
C'est peut-être une sous-estimation [...] mais ce chiffre nous démontre que les besoins en itinérance sont en augmentation, indique Éric Saint-Jean, directeur des programmes en santé mentale, en dépendance et en itinérance au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Éric St-Jean, directeur des services en santé mentale, en dépendance et en itinérance pour le CISSS du Bas-Saint-Laurent.
Photo : Gracieuseté du CISSS du Bas-Saint-Laurent
Éric Saint-Jean estime que les données publiées par le ministère de la Santé et des services sociaux sont fiables, même si l'exercice d'un recensement auprès de personnes sans domicile fixe pose de nombreux défis.
Il note, à cet égard, le refus de certaines personnes itinérantes de se prêter à l'exercice. Mais il est persuadé que cette démarche, qu'il qualifie de scientifique, permettra de mieux cerner la réalité de ces personnes et ainsi de développer de meilleurs moyens d'intervention.
Se préparer pour l'été prochain
L'été dernier, le CISSS a constaté une augmentation du nombre de personnes itinérantes dans la région. L'organisme s'attend un peu au même phénomène l'été prochain.
Ce qu'on essaie d'éviter, ce sont des campements. On agit en amont pour écarter cela, mais on n'est jamais à l'abri

En 2023, des personnes itinérantes ont établi un campement temporaire au parc de la Gare à Rimouski
Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross
Le directeur explique que ses équipes sont déjà à l'oeuvre et qu'elles se coordonnent avec les groupes communautaires qui interviennent dans ce domaine.
L'idée, dit-il, est d'agir le plus tôt possible pour informer les personnes itinérantes des services offerts, comme le nouveau centre d'hébergement temporaire qui a récemment ouvert ses portes au centre-ville
Ce qui nous aide, c'est que le « 95 » est maintenant ouvert. Ça nous permet de répondre à plusieurs personnes, à plusieurs besoins.
Des besoins particuliers
Comme Luc Jobin du groupe En tout C.A.S., monsieur Saint-Jean se dit sensible aux besoins particuliers des femmes qui vivent dans l'itinérance.

Éric St-Jean, directeur des programmes en santé mentale, en dépendance et en itinérance du CISSS du Bas-Saint-Laurent et Luc Jobin, directeur de l’organisme de travail de rue En tout C.A.S. à Rimouski.
Photo : Radio-Canada
À tous les autres défis, s'ajoutent, pour elles, le risque d'agression sexuelle ou la violence physique.
Il pense que l'analyse fine du dénombrement, qui sera disponible l'automne prochain, permettra de mieux cibler les interventions du CISSS et des groupes communautaires et de développer des moyens d'action encore plus pertinents auprès de cette clientèle particulièrement vulnérable.


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