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L’ex-ministre de l’Intérieur souhaite également une «peine plancher pour les violences vis-à-vis de ceux qui détiennent l’autorité publique».
Passer la publicité Passer la publicitéLe ton se durcit. Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau, candidat à l'élection présidentielle, prône l'utilisation de la reconnaissance faciale ainsi que le «rétablissement d'une responsabilité solidaire» financière, après les incidents autour de la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions, déplorant des «comportements de barbares». «Il faut, un, abolir la loi Belloubet, qui dispose que quand vous écopez de moins d’un an de prison ferme, (la peine, ndlr) est aménageable. En plus je pense qu'il faudra une peine plancher pour les violences vis-à-vis de ceux qui détiennent l'autorité publique», a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur lundi sur CNews et Europe 1.
«Ensuite, il faut supprimer les Juges de l'application des peines». (...) «Je crois qu'il faudra recourir aussi aux technologies modernes, par exemple la reconnaissance faciale, pour pouvoir déterminer qui était là», a développé Bruno Retailleau. «Je pense qu'il faut taper le portefeuille de ces individus, d'eux-mêmes ou, lorsqu'ils sont mineurs, de leurs familles. Les familles perçoivent un certain nombre d'allocations, par exemple familiales, de droits sociaux, tout ça n'est pas un dû. C'est pour correctement élever leurs enfants. Et quand il y a une défaillance, eh bien, on doit payer», a ajouté le sénateur de Vendée.
«Des solutions, il y en a»
«Aujourd'hui pour pouvoir confondre un individu, il faut vraiment prouver que c'est lui qui a lancé la pierre. La responsabilité solidaire, c'est que si vous êtes dans le groupe qui fait ça, on peut vous condamner. Je pense que désormais, il faut aussi réhabiliter cette mesure», a également prôné Bruno Retailleau. «Des solutions, il y en a. Ce qui manque souvent, c'est le courage de les faire voter et de les appliquer», a insisté le candidat LR. «Être ministre de l'Intérieur, c'est difficile. J'essaie de ne pas rentrer dans des polémiques mais pour moi ce n'étaient pas de simples débordements» et la situation n'était «pas sous contrôle», a-t-il jugé, interrogé sur la gestion de son successeur Place Beauvau, Laurent Nuñez.


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