NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dès samedi, Metrolinx réduit temporairement son service GO Trains entre Toronto et Niagara Falls en Ontario, une annonce qui provoque la frustration des usagers déjà confrontés à un service peu fiable.
Ces modifications temporaires comprendront des réductions de service en semaine, en milieu de journée et en soirée, à destination et en provenance de Niagara Falls.

1:13
CTT, GO Transit : tarifs et coupes en septembre
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
L’agence indique que le service ferroviaire sera remplacé par des autobus jusqu’au printemps pour permettre d’importants travaux de construction. Cependant, pour de nombreux usagers de Niagara, cette annonce s’ajoute à des mois de service particulièrement peu fiable.
Magda Tarczynska réside à St. Catharines et utilise le service Go Trains. Elle confirme que le train accuse régulièrement près d’une heure de retard à l’aller et au retour.
Le train est constamment en retard — de 45 minutes à une heure à l’aller et au retour — ce qui porte mon trajet à près de six heures par jour. C’est inacceptable, à mon avis, et inadmissible pour une économie de calibre mondial.
En août, par exemple, tous les trains que j’ai pris étaient en retard, renchérit Robert Mason, résident de St. Catharines.
Pour St. Catharines, c’est une bonne chose que les gens d’ici puissent travailler à Toronto, croit-il, mais il déplore que le service GO Trains ne soit pas à la hauteur. Il faut que ce soit mieux.

Robert Mason explique qu’il fait la navette entre St. Catharines et Toronto depuis environ un an. Au début, le train était toujours à l’heure, mais cet été, il a subi des retards presque à chaque trajet.
Photo : Radio-Canada / Talia Ricci
Metrolinx assure que le service ferroviaire aux heures de pointe ne sera pas affecté par les récents changements, mais les résidents de Niagara affirment que l’horaire déjà réduit des trains rend les déplacements difficiles, surtout pour ceux qui doivent être à Toronto tôt le matin.
Ce n’est vraiment pas pratique du tout pour les voyageurs quotidiens, déplore Melanie Sebastianelli, technicienne en pharmacie agréée, qui travaille à St. Catharines.
Mme Sebastianelli explique que son horaire de travail peut l’obliger à se rendre à un hôpital du centre-ville pour un quart de travail à 7 h, ou à un bureau près de l’intersection de la rue Bloor Ouest et de l’avenue Spadina pour une réunion à 9 h.
Il m’est impossible d’arriver à l’heure, car le train part à 7 h 30 et arrive après 9 h de toute façon, explique-t-elle.
Des sacrifices à court terme pour des bénéfices à long terme?
Le ministre des Transports de l’Ontario, Prabmeet Sarkaria, indique que certains changements sont nécessaires pour accélérer le service, actuellement perturbé par des zones de ralentissement sur la ligne Niagara.
Ce trajet aller-retour prend près de trois heures en raison des zones de ralentissement imposées par le CN sur certains tronçons de la voie pour des travaux de réparation, précise M. Sarkaria. Nous pouvons réaliser davantage de travaux et améliorer ces services pour l’avenir, et les compléter en attendant par un service d’autobus nettement plus important.
Le maire de Niagara Falls, Jim Diodati, affirme que l’amélioration des infrastructures doit demeurer une priorité.
Je fais plus que jamais pression pour que la fréquence soit d’un train par heure. Mais avant cela, l’infrastructure doit être modernisée et mise en place. C’est un sacrifice à court terme pour un bénéfice à long terme.
M. Diodati ajoute que la vision à long terme devrait inclure l’acquisition par Metrolinx de terrains adjacents à la voie ferrée du CN afin de pouvoir y construire ses propres voies.
Des problèmes d’infrastructure pointés du doigt
Metrolinx accuse également le CN d’être responsable de certains retards.
L’agence rappelle dans un communiqué que la portion de voie entre Niagara Falls et Hamilton n’est pas un corridor appartenant à Metrolinx.
En tant qu’exploitant, nous sommes soumis à des ordres de ralentissement temporaires imposés par nos partenaires de fret qui exigent que les trains circulent à des vitesses réduites.
De son côté, le CN a déclaré qu’il investit chaque année une part importante de ses revenus pour assurer l’exploitation sécuritaire et efficace de son réseau.
Nous fonctionnons selon un modèle d’horaires fixes, ce qui signifie que chaque train — qu’il transporte des marchandises ou des passagers — a un horaire précis, et nous nous efforçons de tous les faire circuler à l’heure, déclare Michelle Hannan, conseillère en relation avec les médias, par écrit.

Metrolinx rappelle que la portion de voie entre Niagara Falls et Hamilton est un corridor appartenant au CN. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
L’entreprise indique également qu’elle soutenait la circulation des trains de voyageurs sur des lignes ferroviaires dédiées.
Jennie Stevens, députée provinciale de St. Catharines, estime toutefois que la province doit assumer davantage de responsabilités quant à l’état du service GO dans la région de Niagara.
Après des années de promesses, Niagara ne dispose toujours pas d’un véritable service GO bidirectionnel et continu sur lequel les gens peuvent compter pour aller à l’école ou profiter des retombées économiques du tourisme, soutient Mme Stevens.
Ce gouvernement peut construire toutes les gares qu’il souhaite et faire toutes les annonces et expansions possibles, mais si les trains ne circulent pas, la promesse ne vaut rien pour nous.
De leur côté, les usagers qui continuent de subir des retards quotidiens espèrent des améliorations immédiates, une plus grande responsabilisation et des investissements accrus de la part de la province et des sociétés de transport en commun.
Selon Magda Tarczynska, améliorer la liaison entre les deux régions vise en fin de compte à renforcer la communauté dans son ensemble.

La députée néo-démocrate de St. Catharines, Jennie Stevens, soutient que la province doit assumer davantage de responsabilités quant à l’état du service GO dans la région de Niagara. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette
Il ne s’agit pas de ma frustration ou de celle d’un seul usager, assure-t-elle. C’est un enjeu plus vaste : bâtir une communauté régionale forte, renforcer le Canada, faire de la région de Niagara un endroit attractif pour les gens, les investissements et le tourisme.
Avec les informations de Talia Ricci, CBC News


1 hour_ago
29



























.jpg)






French (CA)