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Ce lundi, dans «Les Grandes Gueules», l’avocat, essayiste et chroniqueur a pris position pour le chanteur face aux édiles réclamant l’annulation dans leurs communes de ses prochains concerts.
Passer la publicité Passer la publicitéLes heures sombres que traverse Patrick Bruel depuis le dépôt des premières plaintes contre lui pour violences sexuelles n’en finissent pas de faire bruisser la presse people, les plateaux de télévision, de radio, et la toile.
Lundi encore, sur RMC, dans «Les Grandes Gueules», la question s’est posée de la tournée des 35 ans du chanteur, dont certaines dates ont d’ores et déjà été annulées en raison des accusations qui pèsent contre lui. Et pour cause. Deux nouvelles plaintes ont été déposées la semaine dernière, alors même que la justice venait de lui rendre la liberté de quitter le territoire.
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Contre la cancel culture
Sur le plateau, Olivier Truchot s’interroge. Et Charles Consigny de donner son avis : «Vous avez tout dit, je pense que c’est à lui de voir s’il veut ou pas faire ses concerts et risquer effectivement des débordements. Je pense que les élus qui voudraient l’interdire outrepassent complètement leur rôle. C’est le maire de Montpellier, je crois...» Truchot dresse alors la liste des municipalités qui ont décidé de censurer l’artiste. La dernière en date, Strasbourg, dont la maire, Catherine Trautmann, a demandé hier au Zénith sa déprogrammation.
Et Consigny d’ajouter, piquant, comme il se doit : «Ils font de l’électoralisme pour avoir l’air féministe. Ça regarde Patrick Bruel. Moi, je suis contre la cancel culture, de toute façon. Je pense que Depardieu devrait pouvoir continuer à tourner, par exemple. (...) Même si Patrick Bruel était condamné, à la fin, ça le regarde quand même lui de faire ses concerts. C’est une décision qui appartient à l’artiste lui-même».
Puis a été évoqué le cas de Gérard Depardieu, mis à l’écart du cinéma français pour les mêmes raisons, que Charles Consigny aurait pourtant aimé voir dans le rôle du général de Gaulle à la place de Simon Abkarian. Et celui de Bertrand Cantat, qui après avoir passé quelque temps en prison pour l’assassinat de Marie Trintignant, remonte sur scène bon an mal an.
Sur le plateau, que des hommes, sauf la coach Joëlle Dago-Serry, qui se garde bien de prendre la parole. Charles Consigny, rappelons-le, est avocat de formation. Du point de vue du droit, il a sans doute raison. Mais du point de vue de la morale ? À ce jour, 31 plaintes pour violences sexuelles ont été enregistrées contre Patrick Bruel. Il est mis en examen dans quatre dossiers. Il continue de nier l’intégralité des accusations portées à son encontre et demeure présumé innocent.


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