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À l’occasion de sa réouverture après deux ans de travaux, visite du parcours qui fut l’écrin de la Ryder Cup 2018 et des JO de Paris 2024. Un site qui accueille du 24 au 27 septembre l’Open de France 2026.
Le temple français de la petite balle blanche, situé à Guyencourt près de Versailles, rouvre ses portes. Le parcours emblématique du Golf National, l’Albatros, était en effet fermé depuis deux ans pour cause de travaux liés à l’extension de la ligne 18 du métro parisien. L’occasion pour le site de la Fédération française de golf (FFG) d’en profiter pour améliorer encore les lieux, déjà extraordinaires, inaugurés en octobre 1990 par le ministre des sports de l’époque, Roger Bambuck.
Cet endroit est le véritable «cœur battant du golf français», lance Laurent Louët. Le rédacteur en chef golf du Figaro, qui nous entraîne sur place dans ce nouveau numéro d’«Échappées Golf », ne cache pas son enthousiasme au moment de nous faire découvrir «un parcours, revu et corrigé, qui a accueilli la Ryder Cup 2018, les championnats du monde amateurs 2022 et surtout les Jeux Olympiques de Paris 2024». Et dès la semaine prochaine, du 24 au 27 septembre, l’Open de France y sera joué de nouveau, comme c’est le cas habituellement depuis 1991.
Place au jeu
L’animateur est chaleureusement accueilli par Philippe Pilato. Le directeur du Golf National souligne le «rayonnement mondial» de l’institution et la nécessité d’améliorer sans cesse son attractivité. «Avec le chantier du métro, c’est vrai que nous avons eu pratiquement deux ans de fermeture et pour nous c’était une opportunité d’engager des travaux et de remettre le parcours au niveau des standards européens. On sait en effet qu’aujourd’hui le golf évolue, les joueurs tapent de plus en plus loin, sont de plus en plus précis. Donc, pour ne pas avoir de parcours obsolètes, on se doit de les faire évoluer. Ce qui a été mis en place ici, sincèrement, est magnifique. Par exemple, la façon dont le trou numéro 5 a été redessiné, avec la mise en place de nouveaux bunkers, et le green qui a été surélevé et poussé plus loin, cela donne un côté scénique vraiment incroyable.»
De quoi plaire aux joueurs et au public, ajoute Philippe Pilato qui insiste sur le côté spectaculaire du parcours encore renforcé. «Le Golf National a été construit comme un stade, le premier stade de golf dans le monde. Ce qui a fait la réussite de la Ryder Cup et des Jeux Olympiques, c’est que les spectateurs sont-là au cœur de l’action et peuvent voir tout un tas de trous, en proximité. C’est ça qui est génial. C’est-à-dire qu’ils sont au-dessus des joueurs. Et je pense que pour ces derniers, avoir tout le monde autour qui les encourage, ce doit être quelque chose d’incroyable.»
Place ensuite au jeu. Direction le départ du fameux trou numéro 5, qui a été largement modifié, comme, dans une moindre mesure, les trous 4 et 6. C’est avec Christophe Muniesa, directeur général de Fédération française de golf (FFG) que Laurent Louët va jouer. «Ces travaux imposés nous ont donné l’opportunité d’améliorer les trous 4, 5 et 6, de les rendre un peu plus croustillant» précise le dirigeant qui se met en place pour frapper sa balle. «Nous sommes sur un par 4, il a été allongé, c’est un dog leg droit, en bon français, une patte de chien qui tourne légèrement vers la droite. (…) Ce que je te recommande : tu vois ces trouées de bunkers, là-bas, tu as trois bunkers dans l’axe, c’est de jouer celui du milieu», conseille Christophe Muniesa avant de réaliser un swing parfait. Le Journaliste assure à son tour un bon coup.
Lieu ouvert aux champions comme aux débutants
Tout en marchant sur le fairway, le directeur général de la FFG évoque la bonne santé de son sport en France, avec 450 000 licenciés. «Si on raisonne en termes de nombre de licenciés, nous sommes la sixième fédération. On a une croissance qui a été très forte dans les années 1980-1990. Après, on a connu un peu un plateau dans les années 2000-2010 et puis il y a eu un effet d’accélération au moment du Covid, les gens ont eu envie de retrouver le plein air. (…) C’est une croissance modérée, 1 à 2% par an, mais qui ne se dément pas depuis maintenant plus de 15 ans.»
Christophe Muniesa insiste aussi sur le côté exemplaire du Golf National, comme instrument d’excellence mais également comme lieu ouvert à tous les publics. «C’est un peu la magie du site. Depuis sa création on s’est évidemment largement inspiré du stade Roland-Garros, de Clairefontaine et de Marcoussis, mais à la différence de ces équipements, le Golf National est ouvert à tous. Outre le parcours de l’Albatros, il y a un autre 18 trous, l’Aigle et un troisième parcours, l’Oiselet, qui est actuellement en reconstruction. Il s’agit d’un 9 trous école. On souhaite qu’il soit également d’une qualité exceptionnelle pour attirer tous les publics. Le point à retenir c’est que vous venez au golf national pour débuter, pour jouer régulièrement ou pour faire des championnats. Ce site est ouvert à tous les publics et à tous les niveaux.»
Les deux compères jouent ensuite leur deuxième coup sur le trou numéro 5. Le présentateur d’«Échappées Golf» se trouve à 170-180 mètres du drapeau. Il frappe sa balle en espérant se donner la meilleure approche possible. Quant à Christophe Muniesa, qui n’est qu’à 140-150 mètres de l’objectif, son coup de fer 7 parfait lui permet d’atterrir idéalement sur le green. Pour le directeur général de la FFG, qui est aussi un ancien joueur professionnel, le par est réussi. Quant au double bogey signé par Laurent Louët, il est très honorable compte tenu de la grande difficulté de ce trou.
Enfin, rendez-vous avec l’ancien numéro un français Grégory Havret, qui insiste sur l’importance de la transformation du trou numéro 5. «C’est la révolution! On a 50 mètres en plus et ça monte à la fin!» De quoi assurer le spectacle!


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