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Plus de 40 % des Français âgés de 25 à 34 ans sont tatoués. Un phénomène devenu ultra-populaire, produit d’une société en quête de rituels.
On fait remonter l’apparition du tatouage à plus de 3 000 ans avant Jésus-Christ, avec Ötzi, le plus vieil homme préhistorique tatoué, qui a été retrouvé momifié dans les Alpes de l’Ötztal. Pour accéder aux origines de cette pratique, il faudrait même « remonter aux origines de l’humanité, à quelques centaines de milliers d’années », abonde le sociologue et anthropologue David Le Breton, au micro de France Culture. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Lola*, une Picarde devenue bretonne, tout juste âgée de 19 ans, voit dans cette histoire multiséculaire une occasion de se réjouir : « Au fond, on a les mêmes besoins et les mêmes envies que nos ancêtres, il y a un fil rouge qui suit l’humanité. »
Dans l’idée, elle n’a pas tort, car cette pratique a bel et bien voyagé à travers toutes les cultures et tous les âges : en Égypte, dans la Rome et la Grèce antiques, au cœur des mafias japonaises ou encore sur les rives des îles polynésiennes. Si son histoire est donc impossible à résumer, cela ne l’empêche pas d’être devenue particulièrement populaire dans nos sociétés. Aujourd’hui, plus de 20 % des Français sont tatoués, quand les salons sont passés d’une petite poignée - une vingtaine - dans les années 1980, à plus de 5 000 de nos jours, sur tout le territoire. La tendance est encore plus marquée chez les jeunes générations : « Sur la tranche d’âge des 25-34 ans, plus de 40 % des personnes portent au moins un tatouage, et la proportion a doublé en moins d’une quinzaine d’années pour atteindre ce niveau », étaie le directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop, Jérôme Fourquet, au micro du Figaro TV.


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