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ENTRETIEN - La victoire, dimanche, de l’AfD en Saxe-Anhalt s’explique en partie par le déclin démographique de la région, analyse le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, mais le caractère sulfureux de son programme l’empêche d’obtenir des scores aussi importants en Allemagne de l’Ouest.
Passer la publicité* Chercheur associé à l’Iris, Jean-Yves Camus dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.
LE FIGARO. - La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, le 6 septembre, signifie-t-elle que le national-populisme a partout en Europe remplacé la droite classique ?
JEAN-YVES CAMUS. - Ce constat mérite d’être nuancé : un certain nombre de partis conservateurs ou de centre droit restent au pouvoir sans les nationalistes radicaux (Autriche, Belgique, Croatie, France, Grèce, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal) ou ont des chances d’y revenir. Rien n’indique qu’en Espagne, si le Partido Popular est le prochain vainqueur des législatives, il choisisse de gouverner avec Vox. La vraie question, en Suède, en Finlande et ailleurs, est de savoir si les nationaux-populistes sont ou deviendront des partenaires de coalition actifs ou passifs par le soutien qu’ils apportent à une majorité parlementaire de droite.
Au Royaume-Uni, le duel entre Nigel Farage et le Parti…


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