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Il plane dans les airs et peut descendre à 200km/h : à la rencontre de Jérôme Hebert, Seinomarin médaillé en wingsuit

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Jérôme Hebert, de Manéglise, vient s’entraîner régulièrement en wingsuit, cette combinaison spéciale pour voler dans les airs, à l’aérodrome de Dieppe - Saint-Aubin-sur-Scie.

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Jérôme Hebert, wingsuit Dieppe aérodrome Saint-Aubin-sur-Scie

Jérôme Hebert pratique depuis cinq ans la wingsuit à l’aérodrome de Dieppe – Saint-Aubin-sur-Scie (Seine-Maritime). C’est la troisième fois qu’il participait aux championnats de France. ©Les Informations dieppoises

Par Mathieu Te Morsche Publié le 25 août 2026 à 18h20

Vous avez toujours rêvé de voler dans les airs tel un oiseau ? Sachez que c’est presque possible. Et pour ce faire, il ne faut pas s’inspirer des goélands ou des pigeons, mais plutôt de l’écureuil volant. Car ceux qui pratiquent la wingsuit ont presque tout de cet animal. Grâce à leurs combinaisons, ces sportifs peuvent planer dans les airs, et effectuer des figures acrobatiques en même temps.
En France, ils sont une centaine à s’adonner au plaisir du vol en wingsuit. L’aérodrome de Dieppe – Saint-Aubin-sur-Scie (Seine-Maritime) en accueille, à l’image de Jérôme Hebert, membre de l’équipe des Flying Penguins. Avec son coéquipier Sébastien Andre et le videoman Arnaud Dumont, ils ont remporté la médaille de bronze aux championnats de France de wingsuit, début août à Grenoble, en catégorie N2, catégorie juste en dessous de la N1.

Minimum 200 sauts en parachute

Il y a deux ans, ils avaient déjà remporté cette même médaille, et en 2025, c’est la médaille d’argent qui a été décrochée. « J’y suis allé pour faire mieux. Faire troisième, ce n’est pas ce que j’attendais », confie Jérôme Hebert.

En attendant d’améliorer sa performance, il continue de s’entraîner régulièrement à l’aérodrome, à hauteur de quelques sauts depuis l’avion dans l’après-midi.

Pour accéder à la wingsuit, il faut d’abord être parachutiste. « On est obligé de commencer par là. Il faut au minimum 200 sauts pour faire de la wingsuit, explique le sportif de 55 ans. C’est très encadré. » Il existe ensuite différentes catégories dans ce sport, avec des combinaisons de différentes tailles.

Habitué des sports à sensations

L’habitant de Manéglise, près du Havre, est très vite passé du parachutisme, qu’il pratique depuis six ans, à la wingsuit, à laquelle il a accédé il y a cinq ans.

Wingsuit Jérôme Hebert aérodrome Dieppe Saint-Aubin-sur-Scie

Les performeurs en wingsuit peuvent atteindre les 200 km/h ! ©Facebook Jérôme Hebert

Habitué de sports à sensations, comme le kite, le ski, le speed riding, qui mélange voile et ski, Jérôme Hébert avoue que la wingsuit était « depuis très longtemps », dans un coin de sa tête. Aussi, lorsqu’il s’est mis au parachutisme, il avait déjà pour objectif de se mettre à la wingsuit.

Et pourquoi avoir choisi de s’entraîner à Saint-Aubin-sur-Scie plutôt qu’au Havre ? « Il n’y a pas de club fédéral de parachutisme au Havre », précise Jérôme Hebert. Ici, il a été formé par Jean-Luc Massier, gérant de l’école de parachutisme.

Jusqu’à deux minutes de vol

Contrairement à un saut en parachute, qui dure une quarantaine de secondes, on peut voler jusqu’à deux minutes ou deux minutes trente en wingsuit. « Il y a l’envie de voler plus longtemps, explique Jérôme Hebert. Cela procure de la sensation, de la liberté, de l’adrénaline. C’est un rêve d’enfant. »

Les pratiquants de ce sport sautent d’un avion à 7 500 pieds d’altitude, soit environ 2 300 m, profitent de leur vol – en atteignant une vitesse jusqu’à 200 km/h ! – grâce à une combinaison pressurisée et atterrissent en parachute.

Et dans les airs ? Les figures acrobatiques à deux sont tout le cœur du championnat auquel a participé Jérôme Hebert. « Il y a des figures imposées et libres sur lesquelles nous sommes jugés.

Des figures variées

Il y a également un vidéoman au-dessus de nous, et nous sommes jugés sur la vidéo, précise le sportif. Il faut enchaîner le maximum de figures en une minute. »

Wingsuit Jérôme Hebert Dieppe

Jérôme Hebert s’entraîne à réaliser des figures dans les airs en wingsuit. ©Facebook Jérôme Hebert

Il existe par exemple une figure, la révolution, où l’un des performeurs fait un tour complet autour de son coéquipier, ou le turnover où l’un doit passer au-dessus de l’autre.

Chaque figure commence et finit par un grip, c’est-à-dire que les sportifs doivent se prendre la main. « Sauter à plusieurs sans se percuter est quelque chose qui s’apprend dans le parachutisme traditionnel », souligne Jérôme Hebert.

« Chercher la première marche du podium »

Lorsqu’il ne peut pas s’entraîner à l’aérodrome en hiver, le Seinomarin est même prêt à se déplacer à l’étranger. « Il existe deux tunnels de wingsuit en intérieur au monde, un à Stockholm et un autre en Slovénie, où je suis déjà allé m’entraîner en hiver », retrace-t-il.

Et pour la suite ? « L’idée c’est de trouver une équipe fiable et stabilisée, et d’aller chercher la première marche du podium », ambitionne Jérôme Hebert.

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