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Le 27 août 2026, l'Earl Le Sceau, à La Croix-en-Brie, a été ravagée par un épisode orageux extrême et inédit qui a provoqué la mort de près de 90% des faisans élevés sur le site.
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Par Maxime Berthelot Publié le 3 sept. 2026 à 6h00
C’est un sacré coup dur à quelques jours de l’ouverture de la chasse à tir, mi-septembre. Le 27 août 2026, l’orage de grêle ravageur qui s’est abattu sur la plaine de Brie et la région de Nangis a frappé de plein fouet le lieu-dit Le Sceau, à La Croix-en-Brie (Seine-et-Marne), où se situe l’exploitation agricole de la famille Frisson.
Installée depuis plusieurs décennies, cette dernière cultive des céréales et élève des 12 000 faisans vendus à destination de la chasse, qui ont été décimés par les intempéries d’une violence inouïe pour la région.
« Les volières ont été rasées et près de 90 % des oiseaux sont morts, se désole Frédéric Frisson, dont l’activité est à l’arrêt forcé. Nous ne pouvons plus livrer nos clients alors que la période de chasse s’ouvre dans 15 jours. C’est arrivé au pire moment… »
« En 64 ans, je n’ai jamais vu ça »
Si les habitations ont résisté tant bien que mal aux grêlons et aux fortes rafales de vent, le reste de l’exploitation accuse de sérieux dégâts. En l’espace de quelques minutes, les toitures se sont envolées, les hangars ont plié et certains murs se sont effondrés.

« J’habite le secteur depuis 64 ans et je n’ai jamais vu ça, confie Frédéric Frisson, désormais retraité après avoir transmis son activité à sa femme et son fils. C’est la première fois que j’assiste à une tempête de cette ampleur, trois énormes pylônes électriques se sont quand même effondrés dans le champ voisin. Même en 1999 nous avions été moins impactés ! »
La famille attend maintenant de savoir si le sinistre pourra être classé « catastrophe naturelle » afin de pouvoir être dédommagée. « Le préjudice n’est pas entièrement chiffré, mais on a déjà évalué près de 200 000 € de perte sur l’activité gibier, conclut Frédéric Frisson. C’est sans compter la partie céréalière de l’exploitation, dont notre stock de blé est désormais impropre à la consommation… »
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