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La SDJ de la chaîne d’information en continu a déploré la présence sur le plateau de «100 % Mabrouk» de Sophie de Menthon et celle de Céline Pina.
Six mois après son départ avec fracas d’Europe 1 et CNews, Sonia Mabrouk a fait, lundi 24 août, sa rentrée sur BFMTV. Une première scrutée qui a attiré 372.000 téléspectateurs, soit 2,6% de part d’audience. Parmi eux, des membres de la Société des journalistes de la chaîne d’information en continu ont grincé des dents en voyant la présence de l’entrepreneuse Sophie de Menthon sur le plateau. Le lendemain, c’est celle de l’essayiste Céline Pina, ancienne chroniqueuse de CNews, qui les a interpellés.
« Nous avons assisté avec stupeur à la venue lundi de Sophie de Menthon qui avait dit de Nafissatou Diallo que son viol [dans le cadre de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, NDLR] est ce qui lui est arrivé de mieux dans sa vie, notamment, puis mardi à la venue de Céline Pina qui avait associé Zohran Mamdani, le maire de New York, aux terroristes de 2001, notamment, ou qui avait minimisé la mort d’enfants palestiniens », a rappelé la SDJ dans un courrier que s’est procuré Le Parisien.
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Pour en parler, Sonia Mabrouk a accepté l’invitation de Benjamin Duhamel, ce jeudi, dans «La Grande Matinale» de France Inter. «J’en suis ravie. Je préfère toujours l’attention à l’indifférence. Je préfère les conversations franches à la couardise, a-t-elle déclaré. Je ne suis pas la première à avoir un communiqué de la SDJ [...] Cela arrive à des journalistes. [...] J’entends tout ce qui est dit. J’entends aussi ce qui est dit par une grande partie de la rédaction des journalistes de BFMTV et qui saluent ces premiers pas. Trois soirs quand même, c’est un court bilan», a-t-elle ajouté.
Je place au-dessus de tout la liberté de choix des invités
Sonia MabroukDans son communiqué, la SDJ de BFMTV a également écrit : « Il n’est pas question que notre chaîne d’informations devienne sur cette émission une pâle copie d’une chaîne d’opinion, et nous resterons très attentifs à cela, alors que nous entrons en période présidentielle ». «Il y a quelques semaines, avant d’intégrer cette belle rédaction, sans tout dévoiler des discussions que j’ai pu avoir, un patron du service public est venu me voir pour me faire la proposition de rejoindre le service public. Il est venu à plusieurs reprises. Je parle de la télévision. Je n’ai pas vu en lui poindre l’inquiétude de “CNewiser” le service public. Je crois qu’il a souligné plutôt une journaliste rigoureuse et de qualité. Donc, il ne s’agissait pas de “CNewiser” le service public, comme il ne s’agit pas de “CNewiser” BFM. Et comme il ne s’agit pas, j’entends parfois, que je sois “BFMisée”. Je ne sais pas ce que c’est. J’ai la faiblesse de croire que j’essaie de faire bien mon métier, comme vous autour de cette table», s’est défendue Sonia Mabrouk.
Selon la Société des journalistes, la direction de la chaîne d’information aurait reconnu que la présence de Sophie de Menthon et celle Céline Pina étaient «des erreurs». «La direction de BFMTV n’a pas employé ce mot, a affirmé la présentatrice de «100% Mabrouk». Ce n’était pas une erreur. Des invités, par essence, ce sont des invités, ce sont des invitations ponctuelles. [...] Quand elles ont des propos qui choquent, je suis là, évidemment, pour être garde-fou. Elles n’ont tenu aucun propos choquant sur cette antenne. Moi, je ne suis pas pour faire des listes d’invités et je place au-dessus de tout la liberté de choix des invités», a-t-elle souligné avant d’assurer que Céline Pina n’a pas été nommée chroniqueuse : «C’est une invitée, elle est venue ponctuellement. Elle pourrait revenir, mais ce n’est pas du tout une chroniqueuse. Il y a une variété d’invités, d’opinions, et je compte les représenter dans cette émission».
En conclusion de son entretien avec Benjamin Duhamel, Sonia Mabrouk s’est défendue de toute opinion. «Que ce soit sur CNews, que ce soit sur BFM, que ça aurait pu être sur le service public, si évidemment, j’avais accepté cette proposition, je compte porter le fer dans la plaie avec toujours des invités différents pour y répondre. Il n’y a pas de question taboue, en réalité. Moi, le seul intérêt, c’est de faire vivre un débat démocratique, d’avoir une conversation saine, d’avoir des échanges féconds. C’est le plus important. Quand il y a des propos qui sortent du cadre, dans le cadre de mon émission, je joue mon rôle de garde-fou.»


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